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Full text of "Géographie du département de la Mayenne"

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^C^S^lN MEMORY OF 
HENRY OGDEN AVERY 
ARCHITECT^eX5)KSxG)- 
BORN THIRTY- FIRST 
JANUARY M D CCC L II 
DIED THIRTIETH APR1L 
M. DCCC LXXXX~KEXeH>~ 
-<^<^/@/ê)^HIS PARENTS 
SAMUEL P AVERY AND 
MARY OGDEN AVERY 
HAVE FOUNDED THIS 
REFERENCE LIBRARY 
OF ARCHITECTURE AN) 
DECORATIVE ART-^ 



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GÉOGRAPHIE 



DU DÉPARTEMENT 
DE 

LA MAYENNE 

AVEC UNE CARTE COLORIÉE ET 1 1 GRAVURES 

PAR 

ADOLPHE JOANNE 

AUTEUR DU DICTIONNAIRE GÉOGRAPHIQUE ET DE L'iTlNÉRAIRE 
GÉNÉRAL DE LA FRANCE 



CINQUIÈME ÉDITION 



PARIS 

LIBRAIRIE HACHETTE ET C i0 



1902 

Droits de traduction et de reproduction réservés 



TABLE DES MATIÈRES 



DÉPARTEMENT DE LA MAYENNE. 



I 1 Nom, formation, situation, limites, superficie. . . » , 5 

Iï 2 Physionomie générale 4 

Ï1I 5 Cours d'eau 7 

IV 4 Climat c 17 

V 5 Curiosités naturelles 17 

VI 6 Histoire 18 

VII 7 Personnages célèbres 27 

YIII 8 Population, langue, culte, instruction publique .... 28 

IX 3 Divisions administratives 29 

X 10 Agriculture « . . 32 

XI 11 Industrie; mines 34 

XII 12 Commerce, chemins de fer, routes 58 

XIII 13 Dictionnaire des communes 39 



LISTE DES GRAVURES 



1 Mayenne 5 

2 Château-Gontier 9 

3 Jublains 11 

4 Château de Lassay 21 

5 Viaduc de Laval , . 37 

6 Église Saint-Jean, à Château-Gontier 41 

7 Église d'Évron 43 

8 Halles d'Évron 44 

9 Cathédrale de Laval - 45 

10 Porte Beucheresse, à Laval 46 

11 Château de Laval 47 



Imprimerie Lahure, rue de Fleurus, 9, à Paris. 



DÉPARTEMENT 

DE 

LA MAYENNE 



I. _ Nom, formation, situation, limites, superficie. 

Le département de la Mayenne doit son nom à la rivière 
qui le traverse du nord au sud, et qui le partage en deux par- 
ties à peu près égales. 

Il a été formé, eu 1790, de divers pays appartenant au 
Bas-Maine et à l'Anjou : environ 414,000 hectares ont été 
empruntés à la première de ces deux provinces, et 103,000 
à la seconde. 

Il est situé dans la région nord-ouest de la France, entre 
47° 45' 10" et 48° 34' 30" de latitude, et entre 2° 22' et 
3° 34' de longitude occidentale. Son chef-lieu, Laval, est à 
301 kilomètres à Touest-sud-ouest de Paris par le chemin de 
fer, à 240 seulement à vol d'oiseau. Un seul département, 
Ille-et-Vilaine, sépare, au nord-ouest, la Mayenne de la 
Manche ; deux, Ille-et-Yilaine et le Morbihan, ou un seul, Ja 
Loire-Inférieure, la séparent, au sud-ouest, de l'Océan. Le che- 
min de fer de Laval à Paris passe par quatre départements s 
Sarthe, Orne, Eure-et-Loir et Seine-et-Oise. 

La Mayenne est bornée : au nord, par la Manche et l'Orne ; 
à l'ouest, par Ille-et-Vilaine (par la Loire-Inférieure, à l'angle 
sud-ouest) ; au sud, par Maine-et-Loire ; à l'est, par la Sarthe. 

La superficie de la Mayenne est de 514,600 hectares. Sous 
ce rapport, c'est le 74 e département français. Sa forme, assez 



4 



MAYENNE. 



régulière, est celle d'un quadrilatère allongé dans le sens du 
nord au sud. Sa plus grande largeur, de l'ouest à l'est, de 
Saint-Ellier au bourg de Ravigny, est de 62 kilomètres ; sa 
plus grande longueur, du nord au sud, d'Orgères à Daon, de 
82 kilomètres. Les trois arrondissements de Mayenne, de 
Laval et de Château-Gontier sont superposés, du nord au sud, 
dans un ordre à peu près régulier. 

II. — Physionomie générale. 

Géologiquement le département de la Mayenne appartient à 
la Bretagne; comme celles de cette région, la plupart de ses 
roches, granits, porphyres, schistes, grès paléozoïques, sont 
d'origine ancienne; les granits bleus et les porphyres des 
Coévrons sont surtout remarquables. 

Le système orographique du département est constitué par 
les collines du Maine. C'est moins une chaîne de collines 
qu'un ensemble de chaînons peu élevés rayonnant dans tous 
les sens. Sauf dans quelques massifs, l'altitude moyenne de 
ces collines ne dépasse guère 80 à 100 mèlres. Les vallées 
qu'elles forment, peu profondes et peu accidentées, sont par- 
courues par de petits ruisseaux, qui y entretiennent partout 
une admirable végétation. Les plaines, entrecoupées de prai- 
ries et de cultures variées, sont parsemées de petites fermes 
connues dans le pays sous le nom de closeries; ce nom leur 
vient de l'habitude qu'ont les paysans du Maine d'entourer 
leurs propriétés de clôtures vives et de haies d'arbres. Vue 
de loin, la Mayenne offre l'aspect d'une immense forêt en- 
tremêlée de clairières. En certains points, les arbres, plus 
resserrés, forment des massifs assez compactes. Enfin les 
forêts de Lourze, de Pail, de Craon, de Vallès, de Mayenne, 
de Monaye, de la Charnie, de Concise, de Bourgon, une petite 
partie de celle de Sillé , et de nombreux étangs, parmi les- 
quels on peut citer ceux de Juvigné et d'Aron, varient la mono- 
tonie générale des paysages. 

Vers le sud, dans l'arrondissement de Château-Gontier, les 




Mayenne. — D'après une photographie de M. Gihert. 



8 



MAYENNE. 



collines constituent une série de plateaux qui s'abaissent 
jusqu'à la plaine par des pentes douces. A mesure qu'on re- 
monte vers le nord, îe sol se relève et les collines, se redres- 
sant, présentent quelques escarpements pittoresques. Au 
nord-ouest de l'arrondissement de Laval, les hauteurs qui 
dominent la rive gauche de la Vilaine, sur les confins de 
la Mayenne et d'Ille-et-Vilaine, atteignent une altitude de 
238 mètres, 5 l'ouest d'Ernée et au-dessus de la Pellerine. Ces 
collines séparent l'Ernée, qui coule vers le sud-est, du 
Gouesnon (nord-ouest), de la Vilaine (sud-ouest) et de la Ga- 
îanche (sud-ouest). A l'est d'Ernée, les collines de Chailland, 
sur lesquelles s'étend la belle forêt de Mayenne, forment une 
chaîne régulière dont l'altitude s'élève, du sud au nord, de 
160 mètres à 215 mètres. A l'est de l'arrondissement de La- 
val et au sud-est de Sainte-Suzanne, petite ville remarquable 
par ses rochers et par sa situation pittoresque, la forêt de 
la Charnie, sur les confins de la Sarthe, est à 288 mètres. Au 
nord d'Évron, s'étend une chaîne régulière, la chaîne des 
Coévrons, qui, orientée de l'est à l'ouest, sépare les arron- 
dissements de Laval et de Mayenne. Son point culminant, 
entre Évron et Bais, atteint 352 mètres ; c'est de cette chaîne 
que Paris tire, en partie, le porphyre de ses pavés. 

Au nord de cette chaîne, le mont du Satde, dans la com- 
mune d'flardanges, a 527 mètres; plus à l'est, le Signal de 
Villepail, dans la vaste forêt de Pail, au nord de Vil laines, 
s'élève à 356 mètres. A l'angle nord-est du département, près 
des frontières de l'Orne et de la Sarthe, le beau massif sur 
lequel s'étage la forêt de Multonne, et qui donne naissance à 
la Mayenne, atteint 385 mètres au mont Souprat, et 4 17 mètres 
au mont des Avaloirs, qui est, avec le sommet voisin de 
la forêt d'Ecouves (Oine), le point culminant de tout le nord- 
ouest de la France. Il faut faire, vers le sud-est, plus de 
250 kilomètres à vol d'oiseau pour trouver une cime aussi 
élevée. 

Au nord ouest du département, dans les cantons de Gor- 
ron et de Landivy, l'altitude moyenne des collines ne dépasse 



COURS D'EAU. 



7 



guère 200 mètres; cetle moyenne est pins élevée dans le 
nord-est du département, sur les frontières de l'Orne. La forêt 
de Monaye, à la limite nord-ouest de la Mayenne, couvre un 
sommet qui atteint 269 mètres. 

III. — Cours d'eau. 

Presque toutes les eaux du département de la Mayenne 
se dirigent vers l'Océan, par la Loire ou par la Vilaine ; une 
faible partie seulement se jette dans la Manche par la Gélune. Le 
bassin de la Loire est, sans comparaison, le plus vaste des trois. 

Bassin de la Loire. — La Loire, dont le cours dépasse 
1,000 kilomètres, dans un bassin de 11,650,000 hectares, naît 
à moins de 150 kilomètres, à vol d'oiseau, au nord de la 
Méditerranée, dans le département de l'Ardèche, au Gerbier- 
de-Joncs, cône phonolithique haut de 1,562 mètres. Elle coule 
d'abord au nord, puis vers le nord-ouest , comme pour gagner 
la Manche ; mais ensuite elle prend la direction de l'ouest et 
va se jeter dans l'Atlantique, à Saint-Nazaire, à 53 kilomètres 
en aval de Nantes. Elle longe ou traverse douze départements : 
l'Ardèche, la Haute-Loire, la Loire, Saône-et-Loire, l'Allier, 
la Nièvre, le Cher, le Loiret, Loir-et-Cher, Indre-et-Loire, 
Maine-et-Loire, la Loire-Inférieure, et baigne Roanne, Nevers, 
Orléans, Blois, Tours, Saumur, Nantes (elle passe aussi à peu 
de distance du Puy-en-Velay et des deux grandes villes de 
Saint-Etienne et d'Angers). Ce fleuve, qui a pour principaux 
affluents l'Allier, le Cher, l'Indre, la Vienne et la Maine, est 
redoutable par des crues terribles, pendant lesquelles il roule 
10,000, 12,000 et même 15,000 mètres cubes d'eau par 
seconde; mais en été, ses eaux, très basses, ne coulent plus 
que sur la plus petite partie de son large lit de sable, rétréci 
cependant par l'établissement de digues ; en temps à'étiage, 
quand il n'a pas plu depuis longtemps, il ne débite guère 
que 30 à 40 mètres cubes par seconde entre Orléans et 
Tours, et 60 à 75 au-dessous du confluent de la Vienne. En 



MAYENNE. 



aval du confluent de la Maine, le minimum est de 127 mètres 
cubes. La Loire recueille les eaux du département par la 
Mayenne et la Sartlie qui se réunissent pour tomber ensemble 
dans le fleuve sous le nom de Maine. 

La Mayenne, qui baigne les trois chefs-lieux d'arron- 
dissement, reçoit la plus grande partie des eaux qui coulent 
dans le département. Elle prend sa source à la fontaine du 
Maine, dans la commune de la Lacelle (Orne), au nord des 
escarpements qui portent la belle forêt de Multonne. Elle 
arrose la Lacelle, entre immédiatement après dans le dépar- 
tement auquel elle donne son nom, et contourne le massif des 
collines de Pré-eu-Pail. Elle laisse à gauche Pré-en-Pail, reçoit 
ensuite, à droite, un petit affluent, passe à Couptrain, se grossit 
de l'Aisne, et, au delà de ce confluent, forme la limite 
entre le département de la Mayenne et celui de l'Orne. Elle 
coule alors de l'est à l'ouest, se grossit de la Gourbe à Méhou- 
din, de la Vée au-dessous de Couterne, laisse à droite Haleine, 
Geneslay, Sept-Forges, toutes localités de l'Orne, puis entre 
définitivement dans la Mayenne qu'elle traverse presque en 
droite ligne du nord au sud, et qu'elle divise, de l'est à l'ouest, 
en deux moitiés, à peu près symétriques. A Saint-Loup-du- 
Gast, elle reçoit, à droite, deux forts affluents, la Yarenne 
et la Colmont. La vallée de la Mayenne s'élargit alors consi- 
dérablement; sa rivière arrose le territoire de Saint-Fraim- 
bault-de-Prières, traverse Mayenne où elle coule entre les deux 
coteaux sur lesquels s'étagent les maisons de la ville; bordée 
de chaque côté par de larges quais, elle passe sous deux 
ponts, et fait fonctionner des filatures de coton, des mou- 
lins et d'autres usines répandues dans les faubourgs de la 
ville. 

Au delà de Mayenne, la vallée devient plus riante et incline 
vers l'ouest. La rivière passe à Moulay et reçoit, un peu plus 
bas, à gauche, l'Aron. A Content (rive droite), elle se grossit 
d'un petit affluent qui descend de Châtillon-sur-Colmont ; 
en aval, du même côté, elle reçoit YAnxure, qui passe à 
Saint-Germain-d'Anxuie. A Suin|,-Jean-sur-Mayeniie (rive 




Château-Gontier. 



10 MYF^SE. 

droite), la Mayenne se grossit d'un fort affluent, î'Ernée, puis 
elle décrit de nombreux détours avant d'atteindre Laval. 
Elle divise le chef -lieu du département en deux quartiers 
d'aspect bien différent, reliés entre eux par un beau pont en 
pierres de taille, le Pont-Neuf. Sur un coteau escarpé de la 
rive droite, la vieille cité féodale se développe en amphi- 
théâtre avec le donjon, l'antique château de ses comtes, le pa- 
lais de justice et des maisons irrégulières, couvertes d'ardoises, 
aux pignons aigus, entremêlées de jardins, de terrasses et de 
bouquets d'arbres. Sur la rive gauche, la ville plus récente 
aligne ses maisons neuves. La Mayenne passe sous le viaduc 
du chemin de fer de Paris à Rennes, long de 180 mètres et 
haut de 28, puis sous le Pont-Neuf, et sous le vieux pont 
gothique qui seul faisait autrefois communiquer la vieille ville 
avec les faubourgs de la rive gauche, et enfin sous le beau 
pont d'Avenières ; entre ces ponts, la rivière, large de 75 mè- 
tres, a été rendue navigable au moyen de deux beaux bar- 
rages semi-circulaires, hauts de l m ,70; et, du viaduc au 
pont d'Avenières, elle coule entre de beaux quais récem- 
ments construits. Au sortir de Laval, la Mayenne, grossie du 
Quartier (rive gauche), coule entre des quais de granit, puis 
e le alimente de ses eaux un grand nombre d'usines, telles 
que filatures de coton, minoteries, tanneries, teintureries et 
scieries de marbre. 

Au delà de Laval, les collines qui forment la vallée de la 
xWayenne s'abaissent sensiblement; la rivière décrit de nom- 
breux lacets et reçoit la Jouanne (rive gauche), le Vicoin (rive 
droite) et POuette (rive gauche). Les cultures, les fermes et 
les villages s'étogent sur les hauteurs des deux rives jusqu'à 
Château-Gontier. Cette ville est bâtie en grande partie sur une 
hauteur, au-dessus de la rive droite de la Mayenne, que l'on 
traverse sur un pont de pierre de trois arches. 

La Mayenne passe sous un viaduc de trois arches appartenant 
au chemin de fer de Sablé à Ghâteaubriant ; elle arrose ensuite, 
à gauche Azé, à droite Ménil, à gauche Daon. Elle quitte 
alors le territoire du département auquel elle donne son nom, 



JublahiSj d'après uno photographie de M. 0* Madder. 



Î2 



MAYENNE. 



et entre dans celui de Maine-et-Loire, où elle ne baigne que 
des localités sans importance. Elle reçoit le fort affluent de 
rOudon, au-dessous du Lion-d'Angers. Au delà de Cantenay, 
elle reçoit la Sarthe grossie du Loir, et forme une île assez 
large. Elle prend alors le nom de Maine, passe à Angers, à 
Bouchemaine et tombe dans la Loire à la Pointe. La longueur 
de son cours est de 204 kilomètres. Elle est navigable de La- 
\ al à la Loire (98 kilomètres 947 mètres), et a été canalisée 
de Laval à Mayenne (35 kilomètres 222 mètres). Son cours 
est barré par quarante-huit écluses, dont vingt-six au-dessous 
et vingt-deux au-dessus de Laval. Elle porte des bateaux dont 
la charge atteint parfois 130 tonnes, et qui transportent sur- 
tout des matériaux de construction (pierres et bois), de 
l'anthracite provenant des mines de l'Huisserie, des grains, 
des fruits et des légumes. Des bateaux à vapeur sillonnent 
son cours entre Château-Gontier et Angers. 

Les principaux affluents de la Mayenne sont : l'Aisne, la 
Varenne, la Colmont, -FAron, l'Ernée, la Jouanne, le Vicoin, 
TOuette et l'Oudon. 

L'Aisne, affluent de gauche, est formée, en amont de Ja- 
vron, par plusieurs affluents qui prennent leur source dans des 
directions opposées. Elle passe au Ribay, à Javron, aux Cha- 
pelles, et se jette dans la Mayenne en aval de Couptrain. 

La Varenne prend sa source à Serres-la- Verrerie, canton de 
Messei (Orne). Elle coule dans une profonde et pittoresque 
vallée granitique et schisteuse, laisse à droite Messei, baigne 
Domfrontet Torchamp, où elle reçoit, à droite, un fort affluent, 
YÊgrenne. Elle entre ensuite dans la Mayenne, où elle arrose 
Soucé et Ambrières, et se jette dans la Mayenne (rive droite) 
à quelques kilomètres au delà de cette localité. Cours, 66 ki- 
lomètres. 

La Colmont prend sa source sur le territoire de Fouge- 
rolles, à l'extrémité nord-ouest du département; sa direction 
est constamment du nord-ouest au sud-est. Depuis sa source 
jusqu'au hameau de la Tavernière, cette rivière sert de limite 
entre la Mayenne et la Manche; depuis la Tavernière jusqu'à 



COURS D'EAU. 



13 



Saint-Aubin, elle sépare la Ma\enne de l'Orne. Un peu avant 
d'atteindre Saint-Aubin, elle reçoit, sur la rive droite, la pe- 
tite rivière de YOurde. Elle entre ensuite définitivement dans 
le département, laisse à gauche Lesbois, traverse Gorron, et, 
grossie d'un grand nombre de petits ruisseaux, va se jeter 
dans la Mayenne (rive droite) au hameau de Mons, à 1 ,500 
mètres en aval du confluent de la Varenne. Cours, 50 kil. 

UAron descend de collines qui s'élèvent, au sud de Bais, à 
552 mètres ; il passe à Bais, à Aron, reçoit le déversoir de 
Tétang de Beaucoudray , et se jette dans la Mayenne (rive 
droite) en aval de Moulay. Cours, 36 kilomètres. 

VErnée a son origine entre Levaré et Saint-Berthevin- 
la-Tannière, dans le canton de Gorron, à une hauteur de 
225 mètres. Après s'être grossie de plusieurs affluents, 
elle arrose Ernée, contourne les collines qui portent la forêt 
de Mayenne, passe à Chailland, à Andouillé, laisse à droite 
Saint-Germain-le-Fouilloux, et se jette dans la Mayenne (rive 
droite) à Saint-Jean, à 7 kil. en amont de Laval. Cours, 50 kil. 

La Jonanne est formée par plusieurs ruisseaux dans les 
collines escarpées qui se dressent au sud de Bais ; un de ces 
ruisseaux arrose le territoire d'Evron. La Jouanne passe à Neau, 
et, grossie de la rivière des Deux-Év ailles , baigne Montsurs , 
Argentré, Forcé, et va se jeter dans la Mayenne (rive gau- 
che) au-dessous d'Entrammes. Cours, 49 kilomètres. 

Le Vicoin prend sa source au nord du territoire du Bourg- 
neuf, sur la limite des cantons de Chailland et de Loiron ; il 
traverse quelques petits étangs, passe plusieurs fois sous le 
chemin de fer de Paris à Rennes, arrose le Genest , Saint- 
Berthevin-lès-Laval, longe la forêt de Concise, passe à Mon- 
tigné, à Nuillé-sur- Vicoin , et se jette dans la Mayenne 
(rive droite). Cours, 44 kilomètres. 

UOuette, qui coule à peu de distance et dans une direc- 
tion parallèle à celle de la rivière précédente, a son origine 
dans un petit étang, au-dessus de la Chapelle-Rainsouin, au 
pied d'un des sommets de la chaîne des Coévrons. Elle passe à 
Nuillé-sur-Ouette, à Parné, et se jette dans la Mayenne (rive 



14 



MAYENNE. 



gauche) presque en face du confluent de cette rivière avec le 
Vieoin. Cours, 30 kilomètres. 

L'Oudon est l'affluent le plus important de la rive droite; 
dans les fortes crues, il ne roule pas moins de 396 mètres 
cubes d'eau par seconde. Il prend sa source dans un petit 
étang, à la Gravelle, canton de Loiron, par 192 mètres d'alti- 
tude. Il forme ensuite le vaste étang de la Guéhardière, baigne 
Méral, laisse à gauche Gossé-le-Vivien et décrit de nombreux 
lacets. Il reçoit, à droite le Mée qui passe à Livré, traverse 
Graon et reçoit à droite YUzure, qui baigne la forêt de Graon 
et passe à Niafles. Plus bas, il se grossit, à gauche, du petit 
affluent de YHière, et, un peu plus bas, à droite, de la Roë, 
rivière qui prend sa source dans la forêt de la Guerche et ar- 
rose Saint-Aignan-sur-Roë. L'Oudon entre dans Maine-et-Loire, 
un peu en amont de son confluent avec la Roë. Là, il reçoit 
plusieurs petits affluents, arrose Segré et le Lion-d'Àngers, et 
se jette dans la Mayenne à 3 kilomètres en aval de cette loca- 
lité, au fort de Grez, par 15 mètres d'altitude. La longueur de 
son cours est de 82 kilomètres ; il est navigable depuis Segré 
jusqu'à la Mayenne (18,800 mètres) ; il transporte surtout 
des bois de construction, du granit et de l'ardoise. 

La Sartho (elle ne touche pas le département de la 
Mayenne) prend sa source à l'est de Moulins-la-Marche (Orne), 
dans une chaîne de collines de 308 mètres d'altitude. Elle re- 
çoit, à droite, le Merdereau, la Vandelle et TOrthe, ri- 
vières dont le cours supérieur appartient au département de 
la Mayenne ; elle baigne Alençon, pénètre dans le département 
delà Sarthe, au confluent duSarthon ; y arrose Fresnay, Reau- 
mont, le Mans, Malicorne et Sablé ; près de cette ville, elle 
reçoit, sur la droite, les rivières de l'Erve et de la Vaige, 
descendues du département de la Mayenne. Elle entre ensuite 
dans le département de Maine-et-Loire, où elle passe près de 
Châteauneuf et de Tiercé. Elle arrose Briollay, au delà duquel 
elle reçoit (rive gauche) un fort affluent, le Loir. A 3 kilo- 
mètres en amont d'Angers, elle se réunit à ia Mayenne avec 
laquelle elle forme la Maine , qui passe à Angers et tombe dans 



COURS D'EAU. 



15 



la Loire à la Pointe. Le cours de la Sarthe est de 276 ki- 
lomètres ; elle est navigable du Mans à la Mayenne, et, dans 
le département de la Sarthe, sur une longueur de 85 kil. 

Les rivières du département de la Mayenne qui se jettent 
dans la Sarthe (rive droite) sont : le Sarthon, le Merdereau, 
IaVandblle,rOrthe, l'Erve et la Vaige, 

Le Sarthon, qui sépare au nord-est le département de 
l'Orne de celui de la Mayenne, descend des hauteurs de la forêt 
d'Écouves (Orne) et débouche dans la Sarthe à Saint-Céneri-le- 
Géré (Orne). 

Le Merdereau prend sa source au nord de Champgeneteux, 
passe à Averton, déjà grossi par de nombreux petits af- 
fluents, longe au sud-est la forêt de Pail , et entre dans le 
département de la Sarthe, où il baigne Saint-Paul-le-Gauthier; 
il tombe dans la Sarthe à 3 kilomètres plus loin. La longueur 
de son cours est de 32 kilomètres, dont 24 dans le départe- 
ment de la Mayenne. 

La Vandelle naît sur le versant nord de la chaîne des Coé- 
vrons, dans le canton de Bais. Elle laisse à gauche Trans, 
Saint-Thotnas-de-Courceriers, et passe à Saint-Mars-du-Dé- 
sert. A 4 kilomètre au delà, elle entre dans le département de 
la Sarthe, passe au sud de Saint-Georges-le-Gautier, et se jette 
dans la Sarthe à 600 mètres plus bas que le Merdereau. Cours, 
32 kilomètres, dont 26 dans le département. 

VOrthe prend sa source dans les hautes collines (352 mè- 
tres) du canton de Bais; elle laisse à droite Saint-Pierre-sur- 
Orthe, et entre dans le département de la Sarthe à la Grande- 
Forge. Elle passe au nord de Mont-Saint-Jean, reçoit, à 
droite, le ruisseau de Défais, sorti des étangs de la forêt de 
Sillé-le-Guillaume, et arrose Douillet, à 2 kilomètres en 
amont de son confluent avec la Sarthe. Cours, 35 kilomètres, 
dont 21 dans le département. 

UErve a sa source sur le versant sud de la chaîne des Cou- 
vrons, dans la forêt de Silié, au-dessus de Yimarcé. Elle ar- 
rose Vimarcé, Saint- Georges- sur -Erve, Assé-le-Bérenger, 
Sainte-Suzanne , Saint-Jean-sur-Erve, Saint-Pierre -sur-Erve, 



MAYENNE. 



Saulges etBallée. Elle entre dans le département de la Sarthe, 
où elle reçoit, à gauche, leTreulon, puis se perd dans la Sarthe 
à Sablé. Cours, 58 kilomètres, dont 42 dans le départe- 
ment. — Le Treulon, affluent important de l'Erve, naît dans 
la forêt de la Charnie, sépare la Sarthe de la Mayenne sur un 
parcours d'un kilomètre, entre dans le département de la 
Sarthe, lui sert de limite sur un parcours de 5 kilomètres, 
passe dans la Mayenne, entre de nouveau dans la Sarthe, et 
se jette dans l'Erve à Auvers-le-Hamon. Cours, 30 kilomètres. 

La Vaige prend sa source près de Saint-Léger, canton de 
Sainte-Suzanne. Elle arrose Vaiges, la Bazouge-de-Chéméré, 
où elle forme un étang, la Cropte, Beaumont-Pied-de-Bœuf, 
sert, sur un parcours de plusieurs kilomètres, de limite entre 
les départements de la Mayenne et de la Sarthe; entre défini- 
tivement dans ce dernier département, et se jette dans la 
Sarthe à Sablé, non loin du confluent de cette rivière avec 
l'Erve. Cours, 40 kil. , dont 35 environ dans le département. 

Bassins secondaires. — La Vilaine prend sa source dans 
le département de la Mayenne, à 153 mètres d'altitude, dans 
les collines de Juvigné, canton de Chailland. Ce n'est d'abord 
qu'un ruisseau sans importance, formé par les eaux de l'Etang- 
Neuf; elle passe, à droite, au-dessous de Juvigné, et de la 
Croixille, puis reçoit, du même côté, un petit affluent qui, sur 
un parcours de plusieurs kilomètres, sert de limite entre la 
Mayenne et Ille-et-Vilaine. Elle entre dans ce dernier dé- 
partement au-dessous de Bourgon; traverse Yitré, Rennes, 
passe dans le Morbihan en aval de Redon, et vase jeter dans 
l'Océan à 16 kilomètres au-dessous de la Roche-Bernard. Son 
cours est de 220 kilomètres, dont 15 dans le département. 

La Gélune ou Sélune ne passe pas dans le département ; elle 
en reçoit seulement le Déron, petite i ivière qui prend sa source 
près deMontaudin (Mayenne), à 221 mètres d'altitude, sous le 
nom de Futaie. La Futaie reçoit ensuite à gauche un petit 
affluent, la Bignette, avec laquelle elle forme le Déron. Cette 
rivière arrose une partie du canton de Landivy, et sert, sur un 



CURIOSITÉS NATURELLES. 



17 



parcours de quelques kilomètres, de limite entre la Mayenne 
et Iile-et-Vilaine; elle entre ensuite dans le département de 
la Manche, et se perd dans h Gélune à Saint-Hilaire-du-Har- 
couet, après un cours de 38 kilomètres. La Gélune traverse la 
Manche, du sud-est au sud-ouest, et va se jeter dans la baie 
du Mont-Saint-Michel. Cours, 60 kilomètres. 

Le département de la Mayenne possède en outre un certain 
nombre d'étangs, généralement peu étendus. Nous citerons : 
dans l'arrond. de Mayenne, Yétang de Beaucoudray, près 
d'Aron, et Yétang de Neuviliette, près de Jubîains ; — dans 
l'arrond. de Laval, Y Étang-Neuf, près de Juvigné, les petits 
étangs du Port-Brillet et de la Chaîne, près de Bourgneuf ; 
les étangs du Gué-de-Selle, près de Mézangers, et de Moncor, 
près de Sainte-Suzanne; — dans l'arrond. de Château-Gontier, 
les étangs de la Rincer te et de Saint-Aignan-sur-Roë. 

IV. — Climat. 

Le département de la Mayenne appartient à la région sê- 
quanienne, c'est-à-dire que son climat est analogue à celui 
du bassin de la Seine. Il est généralement sain, excepté près 
des étangs. Le grand nombre de ses collines, l'étendue de ses 
forêts, la multiplicité de ses étangs et de ses rivières, 
qui y entretiennent l'atmosphère constamment humide, îe 
rendent plus froid que les départements qui le limitent. 
D'après un ensemble d'observations thermométriques , la 
moyenne delà température en hiver est de 3° 95; celle de 
Tété est de 17° 6. La moyenne des jours de pluie est de 
140 par an; la hauteur des pluies est de 80 centimètres en- 
viron, soit 3 centimètres de plus que la moyenne de la France. 

V. — Curiosités naturelles. 

Le département de la Mayenne n'ayant que des collines peu 
élevées et des vallées peu profondes, ne possède qu'un 
petit nombre de curiosités naturelles. On n'y voit ni gouffres, 



18 



MAYENNE. 



ni hautes cascades, mais seulement quelques grottes natu- 
relles telles que celles de la cave à Margot, de la cave à la 
Bigotte, du Four, de la Chèvre, etc., situées dans la vallée 
de l'Erve, à Saulges, et riches en objets appartenant à l'époque 
préhistoiique. Enfin, les parties nord et nord-est offrent quel- 
ques gracieux paysages, et l'on rencontre, surtout dans la 
vallée de la Mayenne, généralement plus étroite et plus pro- 
fonde que les autres, des sites accidentés et pittoresques. 

¥1. — Histoire. 

Au temps de la conquête romaine, le territoire du départe- 
ment actuel de la Mayenne était occupé par la tribu des Dia- 
blintes, appartenant à la grande nation des Aulerces (Aulerci). 
Deux autres tribus de la même nation, les Cenomani et les 
Eburovices, occupaient, les premiers le Maine oriental, les 
seconds le pays d'Evreux. Les Aulerces Diablintes avaient pour 
capitale Noviodunum (Jublains). Les Andes ou Andegavi occu- 
paient, au sud, une partie de l'arrondissement de Château- 
Gontier. 

Le territoire des Diablintes fut soumis aux Romains à la 
suite de la deuxième campagne de Jules César. Tandis que ce 
général subjuguait la Belgique, son lieutenant, le jeune 
Publius Grassus, à la tête d'une seule légion, soumettait tout 
le pays compris, à l'ouest de la Gaule, entre l'embouchure de 
la Seine et celle de la Loire (57 avant J. -G.). A son retour de la 
Belgique, César plaça ses légions en quartier d'hiver dans le 
pays chartrain, l'Anjou, la Touraine et une partie du Maine. 

La soumission des Aulerces et des nations voisines ne fut 
qu'apparente. En effet, profitant de l'absence de César, ils se 
joignirent aux Andes, qui, sous la conduite de leur brave chef 
Dumnacus, attaquèrent lesPictaves, restés fidèles aux Romains. 
Mais bientôt, inquiétés par les généraux romains Caninius et 
Fabius, ils évacuaient Poitiers et battaient en retraite vers la 
Loire, non loin de laquelle, après une héroïque résistance, ils 
étaient entièrement défaits par les légions romaines (52 ans 



HISTOIRE. 



1» 



avant Jésus-Christ). La même année, le hépos de l'indépen- 
dance gauloise, Vercingétorix, vaincu à Alésia, remettait son 
épée à César. La Gaule devenait ainsi définitivement romaine. 

Une grande voie fut construite pour relier Jublains au 
Mans; les conquérants, comprenant l'importance stratégique 
du Mans, y avaient établi une station des plus fortes, d'où 
ils pouvaient, en peu de temps, se porter sur le centre ou 
vers l'ouest de la Gaule. 

L'an 28 avant Jésus-Christ, au moment de la réorganisation 
des Gaules par Auguste, les Aulerces furent incorporés à la 
province dite Gaule Celtique; plus tard, lorsque les trois grandes 
régions des Gaules furent à leur tour subdivisées, ils firent 
partie de la troisième Lyonnaise. La domination étrangère, 
très dure dans les premiers temps, s'adoucit dans la suite; 
des monuments furent construits, des routes tracées, et l'on 
trouve encore dans le département de nombreuses traces de 
la civilisation romaine. 

Le christianisme se répandit dans la Mayenne dès le troi- 
sième siècle, par les prédications de saint Julien et de ses 
successeurs, les évêques du Mans. 

Vers la fin de l'empire romain, les populations de la 
Majenne ne se réunirent pas à la république Armoricaine et 
conservèrent leur indépendance jusque dans la seconde moitié 
du cinquième siècle, époque à laquelle elles furent soumises par 
nn chef franc, du nom de Regnomer , parent de Clovis. Le 
roi des Francs ne tarda pas à faire massacrer Regnomer avec 
ses autres parents et alliés, parmi lesquels il craignait de 
trouver des rivaux. 

Au moyen âge, l'histoire de la Mayenne se confond d'une 
manière générale soit avec celle du Maine, dans lequel son 
territoire fut englobé en grande partie, soit avec celle de 
l'Anjou, auquel se rattachaient les villes de Craon et de Châ- 
teau-Gontier. Sous les descendants de Charlemagne, le pays 
fut ravagé par les incursions incessantes des Normands, qui 
saccageaient les villes, pillaient les campagnes, et ne se reti- 
raient que chargés de butin. 



20 



MAYENNE. 



Laval, désigné dans les chartes latines sous le nom de Val- 
lum Guidonls (en français Laval-Gu\on), a une origine asi>ez 
incertaine ; on croit cependant que son château fut un de ceux 
que les seigneurs établirent sous le règne de Charles le Charve, 
par ordre de ce prince, pour arrêter l'invasion des Nor- 
mands. La cité de Jublains, déjà fort éprouvée durant la 
grande invasion des barbares du cinquième siècle, fut 
entièrement ruinée par ces terribles pirates; ses habitants 
fugitifs vinrent chercher un asile à l'ombre de la nouvelle 
forteresse et formèrent le noyau d'un nouveau groupe d'habi- 
tations. La ville naissante prit le nom du château, appelé en 
latin vallum, ce qui indique une simple enceinte de retranche- 
ments en terre et de palissades en bois. Telle est l'origine 
probable de Laval. Sous le roi Robert apparaît dans les 
chartes messire Guy ou Guyon, dont le nom compléta celui 
de la ville, appelée désormais Laval-Guyon (Vallum GuL 
donis) pendant tout le moyen âge. Ce seigneur est désigné 
comme le fondateur du château, que sans doute il recons- 
truisit en pierre, et dont il sut se faire un appui assez 
redoutable pour agrandir impunément ses domaines et 
s'affranchir d'une trop étroite vassalité. Son fief devint bien- 
tôt le plus considérable du Maine, et ses successeurs recon- 
naissants se transmirent son nom, que presque tous adoptèrent, 
jusqu'à Guy XXV, mort en 1741. 

Mayenne, Château-Gontier, Craon et les autres principales 
villes du département sont, comme Laval, des créations féo- 
dales, préparées par l'anarchie qui suivit les invasions nor- 
mandes, et que l'histoire nous montre déjà terminées au com- 
mencement du onzième siècle. 

Toutefois Craon était peut-être , dans l'origine , une bour- 
gade gallo-romaine appelée Credonium. Dès le temps des in- 
vasions normandes, des retranchements y furent construits 
par Lambert, comte de Nantes, révolté contre Charles le Chauve. 
Au onzième siècle, c'était déjà une seigneurie distincte. 

Mayenne, du nom de son fondateur Judicaëi ou Juhel, qu'on 
dit parent du redoutable Foulques Nerra, comte d'Anjou, prit 



Château de Lassay. 



22 



MAYENNE. 



en naissant le nom de Mayenne-la-Juhel, et devint à son tour 
le siège d'un fief assez considérable. 

Le nom de Foulques Nerra se mêle aussi à la tradition des 
origines de Château-Gontier. Il y avait alors en ce lieu une ba- 
silique ou église renfermant des reliques vénérées dans toute 
la contrée. Le nom francisé de cette basilique revit dans le 
village deBazouges. A côté de ce pèlerinage, le comte d'Anjou 
aurait élevé une forteresse dont la garde aurait été confiée à 
Gontier, l'un de ses capitaines. Quoi qu'il en soit, Gontier 
se conduisit en maître dans cette nouvelle place et lui laissa son 
nom ; elle n'appartint jamais directement à la maison d'An- 
jou, mais à des familles diverses dont les plus célèbres sont 
celles de Bellêmeet d'Alençon. 

Lassay, Villaines-la-Juhel, Ernée, ont eu également une ori- 
gine féodale ; les deux dernières sont dues à l'un des Juhel 
de Mayenne. Le château autour duquel se forma la ville d'Am- 
brières ne fut élevé qu'au douzième siècle, par le roi Henri I er 
d'Angleterre, qui l'incorpora à son duché de Normandie. 

Les ducs de Normandie et les ducs de Bretagne furent les 
premiers ennemis contre lesquels eurent à lutter toutes ces 
nouvelles seigneuries, dont ils disputaient la suzeraineté aux 
comtes du Maine et d'Anjou. En 1063, Guillaume le Bâtard, 
qui trois ans plus tard allait mériter le surnom plus avouable 
de Conquérant, usurpa le titre même de comte du Maine ; en 
1064, il voulut forcer le seigneur de Mayenne à le reconnaître 
en cette qualité et assiégea son château, alors réputé im- 
prenable; en effet, il n'y entra que par ruse. En 1066, il en- 
traîna le seigneur de Laval, Hamon, à la conquête de l'An- 
gleterre. La même année, le rival acharné de Guillaume, le 
jeune duc de Bretagne, Gonan II, en guerre cette fois avec le 
comte d'Anjou, s'empara de Château-Gontier et se disposait à 
attaquer le Maine, lorsqu'il alla mourir à Craon, si à propos 
pour ses ennemis qu'on accusa ceux-ci de l'avoir empoisonné. 

Aux maux de la guerre vinrent se joindre, en 1085, ceux 
de la famine, qu'accompagnaient assez souvent, au moyen âge, 
des épidémies. La famine entraînait alors des résultats autre- 



HISTOIRE. 



ment terribles que de nos jours : comme il n'y avait à cette 
époque aucun esprit de prévoyance, on dévorait chaque année 
le produit de la récolte ; il suffisait donc d'une récolte mé- 
diocre pour amener la disette et les crimes qui raccompa- 
gnaient. De 970 à 4040, dans une période de 70 années, iln'y 
eut pas moins de 48 famines ou épidémies. 

En 1096, Guy IV, seigneur de Laval,, prit part à la pre- 
mière croisade. Il ne laissa qu'une fille, dont la descendance 
s'éteignit en la personne d'Emma, mariée, en 1221, à Mathieu 
de Montmorency, connétable de France, veuf de Gertrude de 
Soissons. De ce mariage naquit Guy VII, qui succéda à sa 
mère dans la seigneurie de Laval. Une descendante de Guy VII, 
Anne de Laval, seule et unique héritière de labaronnie de La- 
val, épousa, en 1404, Jean de Montfort, sire de Ker^orlay, 
sous la condition que les enfants à naître de ce mariage pren- 
draient le nom de Guy et les armes de Laval. Lui-même adopta 
le nom de Guy XIII, et son fils Guy XIV fut, dès 1429, pnr 
ordonnance du roi Charles VII, le premier sire de Laval in- 
vesti du titre de comte. Ses domaines ne restèrent qu'un peu 
plus d'un siècle entre les mains de sa postérité, qui s'éteignit 
en 1547, et qui fut successivement remplacée par les familles 
de Nesle, de Coligny et de la Trémouille. 

Le Maine et l'Anjou faisaient partie, au douzième siècle, des 
possessions des Plantagenets, qui montèrent en 1154, dans 
la personne de Henri II, sur le trône d'Angleterre. Cette cir- 
constance prépara la réunion de ces provinces à la couronne 
de France. Car le roi Philippe Auguste, voulant punir le se- 
cond successeur d'Henri II, Jean Sans-Terre, qui avait assassiné 
Arthur, duc de Bretagne, s'empara de l'Anjou et du Maine, 
en 1204; ce dernier fief ne fut laissé qu'en usufruit à Béren- 
gère, veuve de Richard Cœur-de-Lion. 

Le Maine fut tranquille pendant plus d'un siècle; mais, 
pendant la funeste guerre de Cent-Ans , il servit plus d'une 
fois de théâtre à de sanglants engagements entre les troupes 
françaises et anglaises. "La vaillante épée du connétable Du 
Guesclin tint pendant quelque temps les Anglais à l'écart; niais, 



24 



MAYENNE. 



après sa mort et celle de son maître Charles V, pendant le 
règne désastreux de Charles VI et la première partie du règne 
de Charles VII, les Anglais s'établirent dans cette belle pro- 
vince, qu'ils n'avaient cessé de regretter et qu'ils comptaient 
bien ne plus perdre. Malgré la défaite que leur fit essuyer, en 
1423, Jean de Harcourt, comte d'Àumale, près de Loiron, à la 
Gravelle, ils réussirent à assiéger Mayenne et Laval. Mayenne 
céda, en 1424, après avoir soutenu héroïquement quatre as- 
sauts dirigés par le comte de Salisbury. A Laval, l'énergique 
veuve de Guy XIII, Anne, qui avait eu le soin d'appeler autour 
d'elle tous ses vassaux, se trouva en état de tenir plus long- 
temps; mais Talbot finit néanmoins par emporter la place en 
1428. 

L'année 1429 marqua le réveil patriotique de la France. 
L'âme des revendications nationales dans le Maine fut un brave 
gentilhomme, Ambroise de Loré, que Charles Vil récompensa 
plus tard en le nommant prévôt de Paris. En septembre 1429, 
Laval est repris aux Anglais par des seigneurs du pays, sous 
la conduite du meunier Jean Fouquet. Loré les chassa de la 
plupart des autres villes. Mayenne seule résista jusqu'en 1447. 

A partir de cette année, le Maine occidental ne vit plus 
d'armées étrangères. 

Un siècle plus tard, la guerre nationale avait fait place à 
la guerre civile. Les luttes de la Réforme et de la Ligue en- 
sanglantèrent le Maine ; toutes ses places furent prises et re- 
prises par les deux partis. En deux ans seulement, de 1590 
à 1592, Mayenne changea cinq fois de maître. A l'avènement 
d'Henri IV, le duc de Mercœur, qui s'était fait déclarer par 
une assemblée du clergé le protecteur du catholicisme, voulut 
faire revivre à son profit l'ancienne indépendance de la Bre- 
tagne, et augmenter cette province de quelques parties du 
Maine et de l'Anjou. Dans ce but, en 1592, il attaqua les 
royalistes près de Craon et remporta sur eux un avantage si- 
gnalé, qui luji valut la possession de la ville. Ce fut son der- 
nier succès. Dès 1594, les troupes dUenri IV reprenaient ses 
châteaux, le roi d'Espagne Philippe II abandonnait peu à 



HISTOIRE. 



25 



peu sa cause, et il dut faire, en 1598, sa soumission à An- 
gers, où fut signé un traité qui stipula la démolition d'un 
grand nombre de places fortes. Graon fut de ce nombre ; ses 
remparts furent démantelés en 4604. Un quart de siècle plus 
tard, Richelieu termina l'œuvre pacificatrice d'Henri IV, 
en ordonnant la destruction d'un grand nombre d'autres 
forteresses féodales, comme celles de Mayenne, de Château- 
Gontier, d'Ambrières et de Sainte-Suzanne. 

Les guerres civiles du seizième siècle ne furent pas les der- 
nières pour le pays de Mayenne. Trois ans après la formation 
du département, le prince de Talmont, dernier successeur des 
Guy, engagea les Vendéens, qui venaient de passer la Loire, à 
se porter sur Laval, dont il voulait, disait-il, faire le foyer d'une 
seconde Vendée. Il commandait en personne la cavalerie. 
L'armée vendéenne, sous les ordres de La Rocbejaquelein, 
forte de 30,000 hommes de pied, de 1,200 chevaux et de 
54 pièces d'artillerie, s'empara de la ville, le 23 octobre 1793, 
malgré la résistance de quelques gardes nationaux et de 
quelques troupes républicaines réunies à la hâte. Elle y 
séjourna dix jours. Pendant qu'elle s'y reformait et s'y re- 
posait de ses fatigues, Westermann vint l'attaquer. Les 
Vendéens coururent à sa rencontre jusqu'aux landes de 
la Croix-Bataille, le chargèrent avec furie et le mirent en 
pleine déroute. Les royalistes marchèrent ensuite sur Mayenne 
et remportèrent, sous les murs de cette ville, un nouvel avan- 
tage. La Rochejaquelein occupa une seconde fois Laval au mois 
de décembre de la même année, au retour du siège infruc- 
tueux de Granville, et y revint encore lorsque les républi- 
cains eurent chassé les Vendéens du Mans; mais il en sortit 
bientôt, suivi du petit nombre des siens échappés au carnage. 
Le prince de Talmont, arrêté par des gardes nationaux, fut 
traduit devant une commission militaire à Vitré et exécuté à 
Laval, devant la porte du château, à l'âge de 28 ans. 

Le département de la Mayenne était pourtant devenu, comme 
le voulait le prince de Talmont, le foyer d'une seconde Vendée, 
Les vrais, les grands Vendéens y furent précédés d'abord, aidés 



26 



MAYENNE. 



ensuite et puis remplacés par les terribles aventuriers que 
l'on appela les Chouans, d'un surnom qui avait été donné 
à leurs chefs, à cause de leur cri de ralliement, imitant celui 
de la chouette. Ces chefs étaient les quatre frères Cottereau, 
hardis faux-sauniers qui habitaient la closerie des Poirieis, 
hameau de Saint-Ouen-des-Toits, non loin des importantes 
forges de Port-Brillet, qui alors existaient déjà. Le bois de 
Misédon, entre Saint-Ouen et les forges de Port-Brillct, les 
avait souvent abrités dans leurs courses de contrebandiers; il 
leur servit ensuite de refuge pendant la Terreur. Dans le plus 
fourré du bois, chacun d'eux se creusa une demeure qu'il 
recouvrit de feuiilëe et de broussailles. L'œil n'en pouvait 
deviner l'entrée; d'ailleurs, la crainte arrêtait les recherches, 
devenues souvent fatales à ceux qui voulurent s'aventurer à 
en faire. Bien des mois se passèrent pendant lesquels les 
Chouans ne purent sortir que de nuit de ces espèces de re- 
paires.. Les paysannes des environs leur venaient en aide et 
les nourrissaient; aucune n'aurait songé à les trahir; mais les 
forgerons de Port-Brillet, étant venus les inquiéter dans leur 
retraite, furent rudement repoussés à coups de ferte (long 
bâton servant à franchir les haies et les fossés). 

Le nombre des insurgés devint bientôt considérable; aux 
fertes succédèrent des fusils enlevés aux républicains dissé- 
minés dans les cantonnemenls voisins. Au bruit du canon 
de l'armée vendéenne, qui marchait sur Laval, Jean Cottereau 
dit Jean Chouan, rassemblant tous ses partisans, vint faiic 
sa jonction avec le prince de Talmont et contribua puissam- 
ment à la victoire remportée à la Croix-Bataille. 

Jean Chouan accompagna avec sa troupe les Vendéens à 
Granville et rentra au Mans avec les restes de cette armée. 
Après la déroute des Vendéens, il se retira encore dans le bois 
de Misedon, où, à la suite d'expéditions plus ou moins heu- 
reuses, il fut tué dans une rencontre avec les forgerons de 
Port-Brillet, le 28 juillet 1794. Des trois frères de Jean Cot- 
tereau, l'aîné, Pierre, périt sur l'échafaud, à Laval; François 
mourut de ses blessures dans le bois de Misedon; René, aussi 



PERSONNAGES CÉLÈBRES. 



27 



couvert de blessures, survécut seul à la guerre civile et revint, 
à la pacification, cultiver la closerie des Poiriers. 

Depuis lors, il ne s'est passé dans la Mayenne aucun événe- 
ment digne de mémoire. En 1855, ce département fut séparé 
du diocèse du Mans et forma une division ecclésiastique dis- 
tincte, avec Laval pour évêché. 

Y II. — Personnages célèbres. 

Quinzième siècle. — Ambroise de Loré, défenseur du Maine 
contre les Anglais, né en 1596, selon les uns au château de 
Loré (Orne), selon les autres à Oisseau près de Mayenne, mort 
après 1M6 à Paris, dont il était prévôt. 

Seizième siècle. — Guillaume Bigot, poëte latin, né à Laval 
en 1502, mort dans la seconde moitié du seizième siècle. — 
Ambroise Paré, le père de la chirurgie moderne, né à Laval 
en 1516 ou 1517, mort à Paris en 1590. Fils d'un artisan, 
i! fut d'abord lui-même barbier et fut admis à l'hôtel-Dieu de 
Paris comme aide-chirurgien. 11 se fit connaître dans diverses 
campagnes par les soins qu'il donna aux soldats bles-és, soins 
plus intelligents que ceux qui avaient été pratiqués jusqu'à ce 
jour. Henri II, François II et Charles IX l'attachèrent à leurs 
personnes; il n'en suivit pas moins les armées, où il opéra 
des cures inespérées. Fait prisonnier par les Espagnols, il dui 
la liberté àlaguérison d'un colonel ennemi, et telle était l'ad- 
miration qu'avaient inspirée partout ses talents et ses vertus, 
que le jour de la Saint-Barthélémy, il fut, bien qu'étant hugue- 
not, sauvé par le roi lui-même, dont quelques mois plus tard 
il adoucit la terrible agonie. Paré fut également un bon écri- 
vain; il a laissé de nombreux ouwages sur son art. Laval 
lui a érigé une statue, de la main de David d'Angers, au pied 
de laquelle est la devise de ce grand homme : « Je le pansay, 
et Dieu le guarit. » 

Dix-septième siècle. — Daniel Tauvry, anatomiste % né à 
Laval en 1669, mort en 1701. 

dix-huitième et dix-neuvième siècles. — Voljseï, voyag îur 



28 



MAYENNE, 



cl l'un des plus grands écrivains de son temps, membre (i 795) 
de l'Académie française, ne à Craon en 1757, mort à Paris 
en 1820. Les meilleurs de ses ouvrages sont : le Voyage en 
Egypte et en Syrie, publié en 1 787 ; et Les Ruines ou 
Méditations sur les révolutions des empires; ce dernier, 
le plus célèbre, eut un immense succès. — Le général La- 
horie, né à Javron en 1766, impliqué dans la conspiration 
de Malet et fusillé à Paris, en 1812. — L'abbé Bernier, 
célèbre chef vendéen, né à Daon en 1764, mort à Paris en 
1806. Il joua un grand rôle dans les guerres de la Vendée, 
contribua plus tard à la pacification, et reçut en récompense 
(1802) l'évêché d'Orléans. — Le cardinal de Cheverus, né 
en 1768 à Mayenne, dont il était curé quand éclata la Révo- 
lution. Il émigra en Amérique, s'y livra à un fructueux apos- 
tolat, fonda le diocèse de Boston, dont il fut le premier 
évêque, fut rappelé en France pour occuper en 1825 le siège 
épiscopal de Montauban, et, en 1826, le siège métropolitain de 
Bordeaux. Il fut promu au cardinalat en 1 856 et mourut la 
même année. Il se signala partout, en Amérique comme en 
France, par ses aimables vertus, qui rappelèrent Fénelon, et 
surtout par son immense charité, qui rappela saint Vincent 
de Paul. Ses concitoyens lui ont élevé une statue, l'un des 
chefs-d'œuvre du sculpteur David d'Angers. 



WEII. — Population, langue, culte, instruction publique. 

La population delà Mayenne s'élève, d'après le recensement 
de 1896, à 321,187 habitants. A ce point de vue, c'est le 54 e 
département de la France. Le chiffre des habitants divisé par 
celui des hectares donne 62 habitants par 100 hectares ou par 
kilomètre carré: c'est ce qu'on appelle la population spécifique; 
sous ce rapport, c'est le 38 e département. La France entière 
ayant 72 habitants par kilomètre carré, il en résulte que la po- 
pulation spécifique de la MayenneestdelOhabitants inférieure 
a celle de l'ensemble de notre pays. 



DIVISIONS ADMINISTRATIVES. 



Depuis 1800, date du premier recensement officiel, la popu- 
lation a augmenté de 25,200 habitants; mais elle tend à dimi- 
nuer. Depuis le recensement de 1876 le département a perdu 
19,646 hab. 

Le nombre des naissances a été, en 1900, de 6,555; celui 
des décès (non compris 297 mort-nés), de 8,018; celui des 
mariages, de 2,394. 

La vie moyenne est de 38 ans. 

Les habitants n'ont pas de patois qui rappelle une ancienne 
nationalité; ils parlent tous le français. Dans les campagnes, 
on remarque un accent local assez prononcé. 

Presque tous les habitants sont catholiques. Le département 
ne renferme aucun édifice affecté aux cultes dissidents. 

Pendant l'année scolaire 1899, le lycée de Laval a compté 
519 élèves (dont 179 internes et 140 externes); le collège 
communal de Château-Goritier, 109. Il existe en outre une 
institution libre à Laval, des écoles normales d'instituteurs 
et d'institutrices à Laval, et une école primaire supérieure à 
Ernée. En 1899, 636 écoles primaires ont été fréquentées 
par 43,810 enfants; 58 salles d'asile, par 4,579. Le départe- 
ment possède 257 bibliothèques scolaires comprenant plus 
de 27,000 volumes. 

Sur les 3,010 jeunes gens de la classe 1898, on a compté : 



Ne sachant ni lire ni écrire 131 

Sachant lire seulement 50 

Sachant lire, écrire et compter 361 

Ayant une instruction primaire plus dé\eloppée. 2,533 

Bacheliers 42 

Dont on n'a pu vérifier l'instruction 70 



IX. — ©ivisioms administratives. 



Le département de la Mayenne forme le diocèse de Laval 
(suffragant de Tours). — Il ressortit : à 2 subdivisions mili- 



30 



MAYENNE. 



taires du 4 e corps d'armée (le Mans) ; — à la cour d'appel 
d'Angers; — à l'Académie de Rennes; — à la 4 e légion de 
gendarmerie (le Mans); — à la 15 e inspection des ponts et 
chaussées; — à la 15 e conservation des forêts (Alençon); — 
à l'arrondissement minéralogique de Rouen (division du Nord- 
Ouest). — Il comprend 3 arrondissements (Château-Gontier, 
Laval, Mayenne), c 27 cantons, 276 communes. 

Chef-lieu du département : LAVAL. 

Chefs-lieux d'arrondissement : Chateau-Gontiep,, Laval, 
Mayenne. 

Arrondissement de Ghâieau-Gontier (6 cant. ; 73 com.; 71 695 h ; 
126,795 hect.). 

Canton de Bierné (10 com. ; 7653 h.: 17,337 hect.). — Argenton — 
Bierné — Châtelain — Gondray — Daon — Gennes — Longuefuye — Saint- 
Dcnis-d'Anjou — Sain t-Laurent-des-Mor tiers — Saint-Michel-de-Feins. 

Canton de Château-Gontier (15 com.; 19,158 h.; 27,766 hect.). — 
Ampoigné — Azé — Bazouges — Château-Gontier — Chemazé — Fro- 
mentières — Houssay — Laigné — Loigné — Marigné-Peuton — Ménil 

— Origné — Saint-Fort — Saint-Gault — Saint-Sulpice. 

Canton de Cossé- le- Vivien (11 com. ; 10,592 h. ; 19,800 hect.). — Cha- 
pelle-Craonnaise (La) — Cosmes — Cossé-le- Vivien — Cuillé — Gastines — 
Laubrières — Méral — Peuton — Quel aines — Saint-Poix — Simple. 

Canton de Craon (13 com. ; 12,425 h. ; 21 ,356 hect ). — Athée — Bois- 
sière (La) — Bouchamps-lès-Craon — Chérancé — Craon — Denazé • — Livré 

— Mée — Niafles — Pommerieux — Saint-Martin-du-Limet — Saint- 
Quentin — Selle-Craonnaise (La). 

Canton de Grez-en-Bonère (12 com.; 9,495 h.; 21,239 hect.). — 
Ballée — Beaumont-Pied-de-Bœuf — Bouère — Bouessay ■ — Buret (Le) 

— Grez-en-Bouère — Préaux — Ruillé-Froid-Fonds — Saint-Brice — 
Saint-Charles • — Saint- Loup-du-Dorat — Villiers-Charlemagne. 

Canton de Saint-Aignan-snr-Boë (12 com.; 12,492 h. ; 19,47:' hect.). 

— Ballots — Brains-sur-les-Marches — Congrier • — Fontaine-Couvei le ■ — 
Renazé — Roë (La) — Rouaudière (La) — Saint-Aignan-sur-Roë — Saint- 
Erblon ■ — Saînt-Michel-la-Roë — Saint-Saturnin — Senonnes. 

An ondissement de Laval (9 cant.; 91 com.; 113,683 h.; 181,065 
hect.). 

Canton d'Argentrc (9 com.; 6,988 h.; 16,550 hect.). — Argentré — 
Bonchamp-lès-Laval — Châlons — Chapelle-Anthenaise (La) — Forcé — Lou- 
verné — Louvigné — Montflours — Parné. 

Canton de Chailland (9 com. ; 14,522 h. ; 28,418 hect.). — Andouillé 

— Baconnière (La) — Bigottière (La) — Chailland — Croixille (La) — 
Juvigné — Saiot-Germain-le-Guillaume — Saint-Hilaire-des-Landes — 
Saint-Pierre-des-Landes. 



DIVISIONS ADMINISTRATIVES. 



31 



Canton d'Évron (11 corn.; 12,918 h.; 22,986 hect.). — Assé-le-Bé- 
ranger — Chaires — Évron — Livet — Mézangers — Neau — Saint- 
Christophe-du-Luat — Sainte-Gemmes-le-Robert • — ■ Saint-Georges-sur- 
Er\e — Yimarcé — Youlrè. 

Canton de Laval Est (7 com.; 18,125 h.; 15,398 liect.). ■ — Astillé — 
Courbeveille ■ — Entrammes — Huisserie (L') ■ — Laval (Est) — Montigné- 
le-Brillant — Nuillé-sur-Yicoin. 

Canton de Laval Ouest (6 com. ; 23,604 h. ; 12,885 hect.). — Abuillé 
■ — Changé — Laval (Ouest) — Saint-Berthevin — Saint-Germain-le-Fouil- 
loux — Saint-Jean-sur-Mayenne. 

Canton de Loi! on (16 com. ; 13,053 h. ; 25,215 hect.). — Beaulieu — 
Bourgneuf (Le) — Bourg on — Brulatte (La) — Genest (Le) • — Gravelle (La) 
— - Launay-Yilliers • — Loiron — Montjean — Olivet — Port-Brillet — 
Ruillé-le-Gravelais — Saint-Cyr-le-Gra vêlais — Saint-Isle — Saint-Ouën- 
des-Toits — Saint-Pierre-la-Cour. 

Canton de Meslay (14 com.; 9,968 h.; 24,914 hect.). — Arquenay 

— Bannes — Bazouge-de-Chemeré (La) — Bazougers • — Bignon (Le) — 
Chemerè-le-Roi — Cossé-en-Champagne — Cropte (La) ■ — Épineux-le- 
Séguin — Maisoncelles — Meslay — Saint-Denis-du-Maine — Saint-Georgcs- 
le-FIéchard — Saulges. 

Canton de Montsûrs (10 com. ; 6,412 h. ; 13,495 hect.). — Brée — 
Chapelle-Rainsouin (La) — Deux-É vailles • — Gesnes — Montourtier — 
Montsûrs — Nuillé-sur-Ouette — Saint-Céneré — Saint-Ouen-des-Yallons- 
■ — So\ilgé-le-Bruant. 

Canton de Sainte-Suzanne (10 com.; 8,295 h.; 21,043 hect.). • — 
Blandouet — Chammes — Saint- Jean-sur-Erve ■ — Saint-Léger — Saint- 
Pierre-sur-Erve ■ — Sainle-Suzanne — Thorignè — Torcé — Yaiges — 
Viviers. 

Arrondissement de Mayenne (12 cant. ; 112 com.; 155,809 h.; 
209,205 hect.). 

Canton d 1 Ambrières (8 com. ; 9,029 h. ; 11,830 hect.). • — Ambrières 

— Chantrigné — Cigné — Gouesmes — Pas (Le) — Saint-Loup-du-Gast 

— Soucé — Vaucé. 

Canton de Bais (9 com.; 12,626 h.; 22,090 hect.). — Bais — Champ- 
genéteux — Hambers — Izé — Jublains — Saint-Martin-de-Connée — 
Saint-Pierre-sur-Orthe — Saint-Thomas-de-Courccriers — Trans. 

Canton de Couptrain (11 com. ; 10,006 h ; 16,602 hect.). — Chapelles 
(Les) — Chevaigné — Couptrain — Javron — Lignières-la-Doucelle — Madré 
■ — Neuilly-le-Vendin — Orgères — Pallu (La) — Saint-Aignan — Saint- 
Calais-du-Désert. 

Canton d'Ernée (6 com. ; 13,596 h. ; 19,287 hect.). — Ernée — Lar- 
champ - — Montenay — Pellerine (La) — Saint-Denis-de-Gastines — 
Yautorte. 

Canton de Gorron (11 com.; 12,580 h.; 18,995 hect ). — Brecé — 
Carelles — Châtillon-sur-Colmont — Colombiers — Gorron — Hercé — 
Lesbois — Levaré — Saint-Aubin-Fosse-Louvain — Saint-Mars-sur-Colmont 

— Yieuvy. 



52 



MAYENNE. 



Canton du Horps (10 corn. ; 8,472 h. ; 15,472 hect.). — Champéon — 
Chapelle-au-Riboul (La) — ■ Charchigné — Courbcrie — II am (Le) — Har- 
danges — Horps (Le) — Mon treuil — • Poulay — Ribay (Le). 

Canton de Landivy (9 eom. ; 11,826 h. ; 19.110 hect.). — Désertines 
■ — Dorée (La) ■ — Fougerollcs — Landivy — Montaudin — Pontmain — 
Saint-Berthevin-la-Tannière — Saint-Ellier — Sain l-Mars-sur-la -Futaie. 

Canton de Lassay (10 corn.; 7,734 h.; 10,651 hect.). • — Baroche- 
Gondouin (La) • — Brétignolles — llousseau (Le) — Lassay — Melleray — 
Niort — Rennes-en-Grenouilles — Saint-Julicn-dn-Terroux — Sainte-Marie- 
du-Bois — Thubœuf . 

Canton de Mayenne Est (12 corn. ; 14,227 h. ; 21,708 hect.). — Aron — 
Bazoche-Montpinçon (La) — Bazouge-des-Alleux • — Belgeard — 
Commer — Grazay — Marcillé-la-Yille — Martigné — Mayenne (Est) — 
Moulay ■ — Sacé — Saint-Fraimbault-de-Prières. 

Canton de Mayenne Ouest (10 com. ; 15,118 h.; 18,038 hect.). — 
Alexain — Contest — Haie-Traversaine (La) — Mayenne (Ouest) • — Oisseau 
— Parigné • — Placé — Saint-Baudelle — Saint-Georges-Buttavent — Saint- 
Gcrmain-d'Anxure. 

Canton de Pré-en-Pail (7 com.; 9,113 h.; 14,446 hect.). — Boulay 
• — Champfrcmont — Poôtè (La) — Pré-en-Pail — Rayigny — Saint-Cyr- 
en-Pail — Saint-Samson. 

Canton de ViUaines-la-Juhel (10 com,; 11,682 h.; 21,252 hect.). — 
Averton — Courcité — Grennes — Gesvres — Loupfougères — Saint-Aubin- 
du-Désert — Saint-Germain-de-Coulamer — Saint-Mars-du-Désert — Yil- 
laines-la-Juhel — Yillepail. 



X. — Agriculture. 

Sur les 514,600 hectares du département, on compte : 



Terres labourables 576,245 hectares. 

Yignes 52 

Bois et forèls 28,777 

Prairies naturelles et vergcis 850 

Pâturages et pacages 3,500 

Terres incultes , 19,131 

Superficies bâties, voies de transporl, etc.. 62,400 



Le nombre des habitants qui vivent de l'industrie agricole est de 
194,000. 

Au 31 décembre 1900, on comptait dans le département de la 
Mayenne : 78,335 chevaux, 18 mulets et 777 ânes (comme on le voit, 
les mulets et les ânes sont peu employés dansle département), 275,374 
animaux de l'espèce bovine, 63,612 moutons, 83,563 porcs, 2,392 



AGRICULTURE. 



33 



chèvres, 27,000 chiens. La race de porcs dite craonnaise est fort re- 
nommée dans tout l'ouest de la France. Pour la production du bétail 
à cornes, la Mayenne est le 6 e département de la France; mais le 
Finistère seul lui est supérieur pour le nombre de têtes de bétail par 
kilomètre carré : la Mayenne en possède 54 et le Finistère 60. — 
Les chevaux de Graon, où des courses ont lieu chaque année, sont de 
petite taille et d'un aspect peu élégant, mais ils sont renommés pour 
leur vigueur. La Mayenne est le département qui compte le plus grand 
nombre de chevaux par rapport à l'étendue de son territoire : il 
compte 17 chevaux par kilomètre carré, celui de la Vendée en a le 
même nombre ; les départements du Finistère, de la Manche et des 
Côtes-du-Nord viennent ensuite. — En 1900, la production de la 
laine a été de 1496 quintaux métriques, d'une valeur totale de 
179,520 francs; la production du lait a été de 679,591 hectolitres, 
d'une valeur totale de 8,155,092 francs. Ce lait fournit un beurre 
d'excellente qualité. 

Les agriculteurs du département s'adonnent aussi avec succès à 
l'éducation de la volaille. 

Le gibier est très abondant ; le chevreuil et le sanglier vivent dans 
les forêts; le lièvre, le lapin, les perdrix grises et rouges, les cailles , 
les râles de genêt, les alouettes et les bécasses abondent dans les 
champs. Parmi les animaux de proie, il faut citer : le loup, le re- 
nard, le putois, la fouine, le chat sauvage et le blaireau; on y voit 
aussi quelques martres. Les cours d'eau nourrissent des brochets, des 
carpes, des truites et des barbeaux; on pêche l'écrevi^se dans les 
petits ruisseaux. 

En 1900, on comptait dans le département 19,890 ruches en acti- 
vité; leur produit a élé de 99,450 kilogrammes de miel et de 
29,835 kilogrammes de cire. 

Les vignes n'occupent qu'une étendue de 52 hectares ; leur pro- 
duction a été, en 1900, de 416 hectolitres; la production moyenne 
pendant les 10 dernières années a été d'environ 4,721 hectolitres. 
Cette récolte étant insuffisante pour les besoins de la population, on 
supplée au manque de vin par la fabrication du cidre et du poiré 
(1,270,848 hectolitres en 1900). 

Les céréales, cultivées sur une vaste échelle, suffisent largement 
aux besoins des habitants. Le département, le 10 e pour la production 
du froment, a un rendement de 314 hectolitres par kilomètre carré. 
En 1900, 108,080 hectares ensemencés en froment ont produit 
1,621,260 hectolitres de grain; 11,400 hectares en méteil, 205,150 
hectolitres; 2,140 hectares en seigle, 44,880 hectolitres; 47,870 
hectares en orge, 861,640 hectolitres; 52,130 hectares en avoine, 

3 



51 



MAYENNE. 



610,450 hectolitres; 16,860 hectares en sarrasin, 520,400 hecto 1 !- 
tres. — La pomme de terre a donné, dans la même année, un pro- 
duit de 568,000 quintaux, et la betterave fourragère, 2,241,250 ; on 
a récolté 2,677 quintaux métriques de chanvre et 729 quintaux 
de lin. 

La culture maraîchère est peu développée. Les arbres fruitiers ies 
plus répandus sont le pommier et le poirier, qui servent à la fabrica- 
tion du cidre et du poiré; on trouve, en outre, dans les jardins et les 
vergers des cerisiers, des abricotiers et des pêchers. 

Les forêts, qui occupent une étendue de 28,777 hectares, offrent, 
parmi les essences principales qui les peuplent, le hêtre, le chêne, 
le bouleau, l'aune et le châtaignier. Les forêts du département sont, 
à l'est de la rivière de la Mayenne, celles de Monaye, de Pail, de 
Sillé et de Bellebranche ; à l'ouest, les forêts de Mayenne ou de Chail- 
iand, de Concise, de Graon et de Vallès. Le département possède, en 
outre, des bois d'une certaine étendue, tels que les bois de Bourgon 
(Jublains), d'Hermet (Mézangers), de la Charnie, de Blandouet 
(canton de Sainte-Suzanne), et, dans le canton de Meslay, celui de 
Bergault. Ces bois et forêts couvrent la vingtième partie du départe- 
ment et produisent près d'un million de francs, soit environ 54 francs 
par hectare. 

XI. — Industrie; mines. 

La Mayenne, qui pave 15,000,000 de francs d'impôts, occuperons ce 
rapport, le 45 e rang au budget des recettes parmi les déparlements. 
Le nombre des négociants et industriels est de 14,824, payant une 
?omme de 400,000 francs pour l'impôt des patentes. Il est de ce chef 
le 56 e . Il est le 24 e pour le produit des contributions indirectes, 
ce qui doiwie une assez haute idée de sa prospérité agricole et in- 
dustrielle et de la situation aisée dont jouissent ses habitants. 

Quoique les métaux y soient rares, la Mayenne est, au point de vue 
des richesses minéralogiques, un département assez favorisé.- Il n y 
a pas de mines de cuivre, d'argent, de plomb, mais on trouve des 
mines de fer à Orlhe, à Port-Brillet, Aron et Montcor. Il y a 
un gisement de manganèse à Grazay (étendue de la concession, 
750 hec lares). 

Les combustibles minéraux abondent. Il y a des gisements à' an- 
thracite à la Bazouge-de-Chéméré, Saint-Georges-le-Fléchard, Vaiges, 
Bazougers, Soulgé, la Baconnière, au Bourgneuf, à Épmcux-le-Seguin, 
Bannes, Cossé-en-Champagne, au Genest, à Changé, ^aint-Berthevm- 



INDUSTRIE ; MINES. 



35 



sur-Vicoin, l'Huisserie, Chéméré-le-Roi, Saulges, Montigné, com- 
munes de l'arrondissement de Laval; a Ballée et à Saint-Brice, dan? 
l'arrondissement de Château-Gontier. Les concessions d'anthracite, au 
nombre de neuf, ont une étendue de 12,162 hectares.. La houille 
n'exisie qu'à Saint-l'ierre-la-Cour, où l'on fabrique du coke : la con- 
cession est de 906 hectares. Les mines de combustible minéral ont 
produit en 1899, 37,562 tonnes d'anthracite, tandis qu'on a retiré 
en 1881 67,956 tonnes. 

Il y a des carrières de marbre à Àrgentré, Bonchamp, Grez-en- 
Bouère, Saint-Berthevin, Laval et Louverné ; des carrières de pierres 
de tailh, à Cossé-en-Champagne, Bouère et Saint-Denis-de-Gastines; 
des carrières de granit à AndouilSé, Montourtier et Montsûrs; la 
pierre à chaux abonde près de Laval, d'Évron, de Château-Gontier, 
de Montsûrs, de Louverné et de plusieurs autres localités. ; i 

11 y a des carrières de pierre à paver à la Croixille et des ardoi- 
sières à Renazé, Saint-Germain-de-Coulamer, Javron et Villepail. Mais 
la roche la plus remarquable du départ, est le porphyre de la chaîne 
des Coévrons, remarquable par ses marbrures et par l'éclat que lui 
donne le polissage ; la pierre réfractaire se rencontre aussi abon- 
damment dans le même massif. 

Les sources minérales de la Mayenne sont peu nombreuses et 
peu fréquentées. Les sources de Château-Gontier, appelées autrefois 
Pougues-Rouillées, sont froides (12°), ferrugineuses bicarbonatées. 
Ces eaux, toniques, stimulantes, apéritives et diurétiques, agissent 
comme les eaux très riches en fer dans la chlorose et l'anémie; elles 
sont notamment très efficaces dans la dyspepsie anémique. On les a 
employées avec succès contre le catarrhe vésical et la gravelle. — 
Les eaux de Chantrigné laissent déposer du fer hydraté à l'état pul- 
vérulent et elles agissent comme les eaux ferrugineuses en général 
11 y a aussi une source (17°5) ferrugineuse à Martigné, une à Gra- 
zay et une à Mort. 

L'industrie métallurgique n'est représentée, dans le département, 
que par les forges et hauts-fourneaux de Chammes et de Port-Brillef 
(la production totale de la fonte fabriquée est annuellement d'envi- 
ron 5,600 tonnes; mais malheureusement cette industrie ne cesse 
de décliner, et la fabrication du fer est aujourd'hui presque nulle); 
la fonderie de cuivre d'Ernée; les fonderies de fonte d'Ernée, de Laval 
et de Mayenne. 

Le nombre des usines mises en mouvement par des machines à va- 
peur est de 132, celui des machines de 187, de la force totale de 
1,819 chevaux- vapeur. 

Outre ces usines, on compte dans la Mayenne : 6 brasseries, à Laval, 



56 MAYENNE. 

à Évron, à Château-Gontier, à Mayenne et à Ambrières ; des brique- 
teries à Evron (lerre réfractaire), à Sainle-Gemmes-le-Robert, Che- 
mazé, Cuillé, Aron, Melleray ; des fabriques de poterie à Laval, 
Andouillé et Saint-Hilaire-des-Landes, de tuyaux de drainage à 
Laval, Saint-Brice et Villaines-la-Juhel ; des tuileries à Laval, 
Andouillé, Saint-Jean-sur-Erve, Sainte-Suzanne, Ballée, Fougerolles ; 
trois fabriques de bougies à Laval ; des fabriques de chandelles à 
Laval, Évron, Saint-Aignan-sur-Roë, Mayenne, Fougerolles, Ligniè- 
res ; une fabrique de chaises à Saint-Hilaire-des-Landes ; des fabri- 
ques de chapeaux à Laval, Évron et Vaiges ; des fabriques de chaus- 
sures à Laval; des corderies à Mayenne, etc.; une fabrique de collez 
Laval; des filatures de coton et de laine à Laval, Châfeau-Gonfier, 
Mayenne, Fontaine-Daniel (commune de Saint-Georges-Buttavent), 
Oisseau, Fougerolles; une filature de chanvre à Aron; des fabriques 
de flanelle à Château-Gontier et Cossé-le-Vivien; des fabriques de 
serge à Château-Gontier, de toiles h Laval, Evron et Mayenne; de 
coutils à Laval et Mayenne (l'industrie des toiles, importée de 
la Flandre au xiv e siècle, par les soins de Béatrix de Gavre, dame 
de Laval, a été longtemps florissante à Laval ; mais cette importante 
industrie s'est transformée peu à peu, et elle a été remplacée par la 
fabrication de l'article appelé coutils-nouveautés , qui occupe plus 
de 10,000 ouvriers dans la ville et les environs) ; des coutelleries à 
Laval; des usines à gaz à Laval et Mayenne ; des imprimeries à 
Laval, Château-Gontier et Mayenne ; des fabriques d'instruments 
aratoires à Torcé, Ballée, Mayenne, Javron; des ateliers de construc- 
tion de machines à Andouillé, Château Gontier, Ernée Évron, 
Gorron, Lassay, Laval, Mayenne, Villaines, etc.; des minoteries à La- 
val, Sainte-Suzanne, Entrammes, Montigné, etc. ; plus de 60 moulin* 
à farine, dans un grand nombre de communes, et spécialement à 
Andouillé, Chailland, Évron, au Genest, à Gorron, Montsùrs, Landivy, 
Saint-Jean-sur-Mayenne, Ambrières, etc. ; des fabriques de passemen- 
terie à Laval, de produits chimiques, à Youtré et Neuilly-le-Yendin, 
de noir animal à St-Denis-de-Gastines, de papier à Entrammes, de 
sabots à Laval, Loiron, St-Jean-sur-Mayenne, Château-Gontier, St-Ai- 
gnan-sur-Roë, Ambrières, etc. ; des scieries de bois à Laval, Coudray, 
St-Fort ; des scieries de bois de placage à Château-Gontier ; des scie- 
ries de marbre à Argentré et a Laval ; des tanneries a Ambrières, 
Laval, Meslay, Montsùrs, Sainte-Suzanne, Château-Gontier, Coudray, 
Cossé-le-Vivien, Livré, Saint-Aignan-sur-Roë, Saint-Denis-d'Anjou, 
Mayenne, Ernée, Gorron, Landivy, Lassay, etc.; des teintureries à 
Laval, Évron, Loiron, Saint-Aignan-sur-Roë, Ambrières, Mayenne, Fou- 
gerolles, Gorron, Javron, Lassay; une fabrique de voilures à Chàlons. 




Viaduc de Laval. 



58 



MAYENNE. 



XII. — Commerce, chemins de fer, routes. 

Le département de la Mayenne, dont la population commerçante 
s'élève au chiffre de 34,000, exporte: des céréales, des chevaux, du 
bétail, des toiles de laine, de fil et de coton, des marbres, des 
ardoises, des granits, de la chaux, du plâtre et autres produits de son 
industrie. — Il importe : des vins, des eaux-de-vie, des pâtes alimen- 
taires et, en général, tous les objets servant à l'ameublement, à l'ha- 
billement et à la toilette, des houilles (environ 969,500 quintaux 
métriques, provenant des bassins du Maine, de celui de Valencîennes 
et d'Angleterre). 

Dans plusieurs villes se tiennent des marchés hebdomadaires et 
des foires périodiques, dont quelques-unes donnent lieu à des trans- 
actions importantes. Nous citerons notamment les foires de Laval, 
d'Évron, de Mayenne, d'Eruée, de Saint-Denis-de-Gastines, Pré-en- 
Pail, Craon et Cossé-le-Vivien. 

Le département est parcouru paronzevoies ferrées, d'un dévelop- 
pement total de 522 kilomètres. 

-1° La ligne de Paris à Brest, la plus importante, a, dans le dé- 
partement, 68 kilomètres. Elle dessert les stations de Voutré, Évron, 
Neau, Montsûrs, la Chapelle-Amhenaise, Louverné , Laval, où elle 
franchit la Mayenne sur un viaduc en granit long de 180 mètres; 
du Genest, de Port-Brillet, Saint-Pierre-la-Cour, et entre dans le dé- 
partement d'ille-et- Vilaine au delà de cette station. 

2° La ligne de Laval à Caen dessert dans le déparlement les 
stations de Louverné, la Chapelle-Anlhenaise, Martigné, Gommer, 
Ma\enne, Saint-Fraimbault-de-Prières,Saint-Loup-du-Gast,Ambrières, 
et entre ensuite dans le département de l'Orne. Parcours dans le 
département de la Mayenne, 50 kilomètres. 

5° La ligne de Laval à Châfeau-Gontieriptése par Parné, Àrquenay- 
Bazougers, Meslay et Gennes-Longuefuye. Parcours, 40 kil. 

4° La ligne de Sablé à Châieaubriant entre dans la Mayenne un 
peu avant la station dss Agets-Saint-Brice, et dessert les Agets-Saint- 
Brice, Bouère, Grez-en-Bouère, Gennes-Longuefuye, Châteaa-Gontier 
et Chemazé ; elle entre ensuite dans le département de Maine-et- 
Loire. Parcours, 40 kilomètres, 

5° La ligne de Chemazé à Craon se détache de la ligne précédente 
à Chemazé et dessert les stations d'Ampoigné, de Pommerieux et de 
Craon. Parcours, 15 kilomètres. 

6° La ligne d'Alençon à Mayenne entre dans le départ, à la Lacelle 
(Orne), desserties siat. de Pré-en-Pail, St-Aignan, Javron, Chattemoue, 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



39 



Villaines-la-Juhel, Loupfougères, Hardanges, la Chapelle-au-Riboul, 
pareille et Mayenne, où elle se relie à la ligne de Laval à Caen. Par- 
cours, 52 kilomètres. 

7° La ligne de Mayenne à Fougères se détache, comme la précé 
dente, à Mayenne, de celle de Laval à Caen et dessert : Saint-Georges- 
Buttavent, Chàdllon, Saint-Denis-cle-Gastines, Ernée, Saint-Pierre- 
des-Landes et passe ensuite dans le département d'Ule-et- Vilaine. 
Parcours, 46 kilomètres. 

8° La ligne de Pré-en-Pail à Dom front se détache de celle d'Alen- 
çon à Mayenne à 5 kilomètres de Pré-en-Pail, dessert Saint-Aignan- 
Couptrain et Neuilly-Saint-Ouen, et passe dans l'Orne. Parcours, 
12 kilomètres. 

9° Le chemin de fer de Laval à Pouancé dessert Saint-Berthevin, 
Montigné, Étrogne, Cossé- le- Vivien, la Chapelle-Craonnaise, Craon, la 
Selle-Craonnaise, Saint-Saturnin et Renazé. Au delà, il entre en 
Maine-et-Loire. Parcours, 53 kilomètres 

10° Le chemin de fer de Laval à Saint- Jean-sur-Erve (32 kil.) 
dessert Boncharnp, Soulgé-le-Bruant et Vaiges. 

11° Le chemin de fer de Laval à Mayenne par Landivy (114 kil.) 
a pour stations Changé, Saint-Jean-sur-Mayenne, Montflours, An- 
douillé, Saint-Germain-le-Guillaume, Chailland, Ernée, Larchamps, 
Montaudin, la Tannière, Saint-Mars-la-Futaie, Pontmain, Landivy, 
Fougerolles, la Dorée, Levaré, Hercé, Gorron, Brécé, le Pas, Saint- 
Mars-sur-Colmont, Oisseau et Parigné. 

Au total, le département compte 5,551 kil. 1/2 de voies de com- 
munication : 



11 chemins de fer 522 kil. 

Routes nationales 485 

Routes départementales . . . 635 1/2 

Chemins vicinaux He grande communication . . . . 1,077 1/2 

d'intérêt commun 876 

— ordinaires 1,955 1/2 



XIII. — Dictionnaire des communes. 

Les chiffres de la population sont ceux du recensement de 1896. 



Ahuillé, 1,250 h., c. de Laval (0.). 

Alexain, 717 h., c.de Mayenne (0.). 

Ambrières, 2,598 h., ch.-l. de c, 
arr. de Mayenne, en amont du con- 
fluent de la Mayenne et de la Varenne. 
»>xv > Belle église du xn° s. — Ruines 
d'un château du xi 8 s., dominé par un 



donjon à contreforts (mon. hist.). — Au 
S.-O. d'Ambrières, ruines d'un autre 
château roman avec donjon carré à 
contreforts. 

Ampoigné, 801 h., c. de Château- 
Gontier. 

Andouillé, 2,52G h., c. de Chailland 



40 



MAYENNE. 



Argenton, 283 h., c. de Bierné. 

Argenfré, 1,414 h., ch.-l de c, 
arr. de Laval, sur une colline dominant 
la Jouanne. 

Aron, 1,520 h., c. de Mayenne (Est) 
**> — > Au milieu d'une filature, donjon 
du xiv e s. — Près des étangs de Beau- 
coudray (70 hect.) et de la Filature 
(32 hect.), la Chaise au Diable, bloc 
de granit regardé comme un méga- 
lithe. 

Arquenay, 800 h., c. de Meslay. 

Assé-le-Bérenger, 624 h., c. d'É- 
vron. m — > Source et pèlerinage de 
Saint-Thuribe. — Église et château 
du xi e s. 

Astiilé, 756 h., c. de Laval (Est). 

Athée, 836 h., c. de Graon. 

Avénières, corn de Laval, m — > 
Église (mon. hist.) de 1140 et de la fin 
du xn e s., remaniée aux xv° et xvii e s ; 
flèche dentelée de 1534; deux statues 
colossales représentant l'une saint Chris- 
tophe et l'autre le Sauveur ; pyramide 
élevée en mémoire de 14 prêtres déca- 
pités à Laval en 1791 ; belle chaire 
sculptée, moderne, en pierre. — Pont 
de trois arches sur la Mayenne. 

Averton, 1,165 h., c. de Villaines- 
la-Juhel. 

Azé, 1,137 h., c. de Château-Gontier. 
m — >■ Au Buron, restes d'un couvent 
de religieuses franciscaines (xvi 8 et 
XVII e s.). 

Baconnière (La), 1,654 h., c. de 
Ghailland. 

Bais, 1,824 h , ch.-l. de c, arr. de 
Mayenne, sur l'Aron. 

Ballée, 840 h., c. de Grez-en-Bouère 

Ballots, 1 ,840 h . , c. de Saint- Aignan- 
sur-Roë. 

Bannes, 244 h., c. de Meslay. 

Baroche-Gondouin (La), 552 h., 
c. de Lassay. 

Bazoche-Montpinçon (La), 265 
h., c. de Mayenne (Est). 

Bazouge de Chemeré (La), 950 
h., c. de Meslay. 

Bazouge- des- Alleux, 586 h., c. 
de Mayenne (Est). 

Bazougers, 1,196 h., c. de Meslay. 
m — ► Menhir de la Hune (mon. hist.). 

Bazouge s, 1,565 h., c. de Château- 
Gontier. 



Beaulieu, 695 h., c. de Loiron. 

m — > Église des xn° et xv° s. 

Beaumont-Pied de-Bœuf, 557 h., 
c. de Grez-en-Bouère. 

Belgeard, 502 h., c. de Mayenne 
(Est). 

Bierné, 984 h., ch.-l de c, arr. de 
Château-Gontier, sur un affluent de la 
Mavenne. 

Bignon (Le), 517 h., c. de Meslay. 
m — >■ Fossés et retranchements d'un 
château du xi° s. 

Bisottière (La), 758 h., c. de 
Ghailland. 

Blandouet, 459 h., c. de Sainte- 
Suzanne. 

Boissiëre (La), 259 h , c. de Craon. 
Bonchamp-lès-Laval, 959 h., c. 

d'Argentré. »» — > Château de Poligny. 
— Ruines curieuses de l'église romane 
du Saint-Sépulcre, appelée la Cassine, 
jadis but de pèlerinage. 

Bouchamps-les-Craon, 658 h., c. 
de Craon. 

Bouère, 1,821 h., c. de Grez-en- 
Bouère. 

Bouessay, 526 h , c. de Grez-en- 
Bouère. 

Boulay,377 h , c. de Pré-en-Pail. 
Bourgneuf (Le), 1,763 h., c. de 
Loiron. 

Bourgon, 995 h., c. de Loiron. 
Brains-sur-les-Marches, 626 h., 

c. de Saint-Aignan-sur-Roë. 

Brecé, 1,868 h., c. deGorron. 

Brée, 672 h., c. de Montsùrs. m — y 
Beaux restes du château de la Grande- 
Courbe, du xv° s. et de la Renaissance, 
convertis en ferme. — Église des xn% 
xv° et xvn e s. 

Brétignolles, 281 h., c. de Lassay. 

Brulatte (La), 475 h., c. de Loi- 
ron. 

Buret (Le), 487 h., c. de Grez-en- 
Bouère. 

Garelles, 829 h., c. de Gorron. 

Ghailland, 1,728 h., ch.-l. de c. de 
l'arrond. de Laval, sur l'Ernée 

Châlons, 514 h., c. d'Argentré. 

Ghammes, 670 h., c. de Sainte- 
Suzanne. 

Champéon, 1,385 h , c. du Horps. 
Champfremont, 649 h., c. de Pré- 
en-Pail. 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



41 



' Champ genéteux, 1,553 h., c. de 
Bais, 

Changé, 1,145 h., c. de Laval 

(Ouest). 



Chantrigné, 1,480 h., c. d'Am- 
brières. 

Chapelle-Anthenaise (La), 641 1)., 

c. d'Argentré. 




Château-Gontier. — Église Saint-Jean. 



Chapelle-au-Kiboul (La), 1,008 h., 
c. du Horps. 
Chapelle-Craonnaise (La), 488 h., 

c. àe Cossé-le-Vivien, 



Chapelle-Rainsouin (La), 486 h., 

c. de Montsûrs. 

Chapelles (Les), 524 h., c. de 

Gouptrain. 



42 



MAYENNE. 



Gharchigné, 775 h., c. du Horps. 
Château-Gontier, V. de 7,227 h., 
ch.-l. d'arr., bâtie en grande partie sur 
la rive dr. de la Mayenne (pont de 
pierre), m — > Belles promenades, dites 
le Bout-du-Monde [monument, par Le 
Duc, du poète Charles Loyson, né à 
Château-Gontier en 1791, -J-1820), d'où 
l'on découvre d'agréables points de 
vue. — Église de la Trinité (xvn c s.), 
ancienne chapelle d'Ursulines, restau- 
rée eu 1859; beaux vitraux. — Église 
Saint-Jean (mon. hist.), du xi c s., 
cruciforme, terminée par trois absides; 
crypte sous le chœur ; clocher central 
du xn e s., restauré au xix° s. — Vaste 
église Saint- Remy, construite dans le 
style du xm e s., avec flèche en pierre. 
— Hôpital Saint- Julien ; chapelle du 
xvii 9 s. — Musée archéologique : cu- 
rieuse statuette du xv e s., statuettes en 
fer damasquiné, vases antiques, ta- 
bleaux. — Collège congréganiste, avec 
chapelle romane restaurée qui était 
jadis l'église du prieuré de Notre-Dame 
de Genneteil. — Dolmen de Minault. ! 
Châtelain. 532 h., c. de Bierné. 
Châtillon-sur-Golmont, 2,126 h., 
c. de Gorron. 

Châtres, 563 h., c. d'Évron. m — > 
Château de Montécler (xv e et xvi e s.), 
avec pont- le vis 

Chemazé, 1,570 h., c. de Château- 
Gontier. «» — ► Église romane restaurée. 
— Château de Saint-Ouen (mon hist.), 
charmant édifice de la Renaissance 
construit par un aumônier d'Anne de 
Bretagne ; bel escalier, magnifiques 
cheminées. 

Ghemeré-le-Roi, 944 h., c. de 
Meslay. 

Ghérancé, 346 h., c. de Craon. 
Ghevaigné, 821 h., c. de Couptrain. 
Gigné, 1,151 h., c. d'Ambrières. 
Colombiers, 1,047 h., c. de Gor- 
ron. 

Gommer, 1,274 h., c. de Mayenne 
(Est) m — > Dans l'église, bas-relief du 

XIII e g. 

Gongrier, 1,247 h., c. de Saint-Ai- 
gnan-sur-Roë. 

Gontest, 966 h., c. de Mayenne (0.). 

Cosmes, 529 h,, c. de Cossé-le-Vi- 
vien. 



Cossé-en- Champagne, 650 h., 

de Meslay. 

Cossé-le-Vivien, 2,808 h., ch.-l. de 

c, arr. de Château-Gontier, sur un 
affluent de l'Oudon. 

Coudray, 520 h., c. de Bierné. 

Gouesmes, 1,138 h., c. d'Ambrières. 
m — > Château ruiné de Froulay, sur la 
Varenne. 

Couptrain, 406 h., ch.-l. de c, arr. 
de Mayenne, sur la Mayenne. 

Courberie, 269 h., c. du Horps. 

Courbeveille, 595 h., c. de Laval 
(Est). 

Gourcité, 1,778 h., c. de Villaines- 
la-Juhel. 

Craon, 4,249 h., ch.-l. de c, arr. 
de Château-Gontier, sur l'Oudon. m — > 
Château moderne, magnifique édifice 
du règne de Louis XVI, agrandi en 
1850. — Église moderne de Saint-Ni- 
colas, style gothique. — Statue, œuvre 
de Denicheau, de Volney, l'auteur des 
Ruines, né à Craon. (V. p. 28.) 

Crennes, 416 h., c. de Villaines-la- 
Juhel. 

Croixille (La), 1,107 h., c. de 
Chailland. 

Cropte (La), 557 h., c. de Meslay. 

Cuillé, 1.528 h., c. de Cossé-le-Vi- 
vien. 

Daon, 884 h , c. de Bierné. m — > 

Château du xvi e s. 
Denazé, 370 h., c. de Craon 
Désertines, 1,229 h., c. de Lan- 

divy. 

Deux-Évailles. 414 h , c. de Mont- 
sûrs. 

Dorée (La), 893 h , c. de Landivy. 

Entrammes, 1,226 h., c. de Laval 
(Est), m — y Monastère du Port-du-Salut 
(Trappistes). 

Épineux-le-Séguin , 432 h., c. de 
Meslay. 

Ernée, 5,234 h., ch.-l. de c.,arr. 
de Mayenne, sur la rivière du même 
nom. m — > A Charnay, église de tran- 
sition, remaniée au xv e s. — Château 
moderne de Panard (xvi e s.), style Re- 
naissance. — Dolmen de la Contrie 
(mon. hist.). 

Évron, 4,158 h., ch.-l. de c, arr. 
de Laval, sur un affluent de la Jouanne. 
m — >» Église (mon. hist.), autrefois col- 




Église d'Évron. 



M 



MAYENNE. 



légiale, des xir* et xm* s., dominée à 
10. par une lourde tour romane et au 
centre de la croix par une flèche en 
ardoise fortement inclinée. La façade 
du S., percée d'une grande fenêtre 
rayonnante, est la plus ornée. Elle est 
due à l'évêque du Mans Geoffroy de 
Loudun (1254-1255), ainsi que tout le 
chœur, sorte de copie réduite de la 
cathédrale du Mans. La nef et la plus 
grande partie du transseptsont de style 
roman. A l'intérieur, les chapiteaux 
historiés de la croisée sont fort remnr- 



quables. L'église renferme des vitraux 
anciens et un bel autel. La chapelle de 
Saint-Crépin (mon. hist.), accolée à 
l'église et formée d'une nef à 4 travées 
avec abside pentagonale, date du xu' s. 
et a conservé une partie de ses peintures 
primitives, fort intéressantes. — Halles 
en bois (mon. hist.) du xv" s. 

Fontaine-Couverte, 846 h., c. de 
Saint-Aignan-sur-Roë. 

Forcé, 279 h., c. d'Argentré. 

Fougerolles, 2,444 h., c. de Lan- 
divy. 




Évron. — Les Halles, d'après une photographie communiquée 
par la Commission des Monuments historiques. 



Fromentières, 984 h., c. de Châ- 

teau-Gontier. 

Gastines, 351 h., c. de Cossé-le- Vi- 
vien. 

Genest (Le), 823 h., c. de Loiron. 
Gennes, 1,101 h-, c. de Bierné. 
Gesnes, 338 h., c. de Montsûrs. 
Gesvres, 1,525 h., c. de Villaines- 
la-Juhel. 

Gorron, 2,557 h., ch.-l. de c, arr. 
de Mayenne, sur la Colmont. 

Gravelle (La), 509 h., c. de Loiron. 
m — > Ruines d'un château. 

Grazay, 1,035 h., c. de Mayenne 



(Est), m^-* A Grazay-Ie-Bois, ancien 
château du Bois et beau château mo- 
derne (1849). — Château de la Cour 
(1592 et 1890). 

Grez en Bouère. 1,528 h., ch.-l. de 
c, arr. de Château-Gontier, sur un af- 
fluent de la Sarthe. »»— > Monument 
(par MM. Deglane et Raoul Verlet) du 
colonel de Viïlebois-Mareuil, un des dé- 
fenseurs héroïques des républiques sud- 
africaines. 

Haie-Traversaine (La), 578 h., c. 
de Mayenne (Ouest). 

(Le), 875 h.,c. du Horps. 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



Hambers,l,405h.,c. de Bais, m — > 
Château ruiné de Chellet. 

Hardanges, 808 h., c. du Horps. 

Hercé, 613 h., c. de Gorron. 

Horps (te), 1,336 h., ch.-I. de c, 
arr. de Mayenne, sur un coteau dont les 
eaui vont à TAisne et à un antre af- 
fluent de la Mayenne. 



Houssay, 675 h., c. de Château- 
Gontier. 

Housseau Le , 367 h., c. de Las- 
sa y. 

Huisserie (L»'), 1,001 h-, c. de Laval 

(Est). 

Izé, 1,511 h., c. de Bais. 

Javron, 2,087 h., c. de Coupfram. 




Cathédrale de Laval. 



Église (mon. hist,), des in* et 



Jublains, 1,531 h,,c. de Bais. 
Dans toutes les parties du territoire de 
Jublains on trouve des débris de l'an- 
cienne cité gallo-romaine de Nœodn- 
num, plus tard Diablintes, capitale des 
Aulerci Diahlintes, abandonnée pro- 
gressivement du v* au itl" s. : su Instruc- 



tions, traces de voie romaine et de rues 
bordées de maisons, objets antiques de 
toute sorte. On a très bien reconnu le 
théâtre, à l'Û. duquel se trouve un 
vaste castellum (mon. hist.), très re- 
marquable. Cette forteresse, d'un type 
qui semble avoir été assez rare, consiste 
en une enceinte rectangulaire de 1 17mèt. 
sur 101, flanquée de tours rondes, ren- 



46 



MAYENNE. 



fermant quelques constructions et une 
seconde enceinte au centre de laquelle 
est un réduit carré, sorte de donjon 
assez analogue à ceux que l'on construi- 
sit en Normandie à l'époque romane. 
Près du théâtre a été construite une 
charmante habitation moderne (vue 
magnifique), où l'on visite une curieuse 



collection de débris antiques. Au N. du 
théâtre, vestiges de thermes sur une 
partie desquels s'élève l'église actuelle. 
Plus au N. se trouve la Tonnelle, mon- 
ticule artificiel planté de 12 tilleuls. 
Enfin, dans un petit taillis, situé plus 
au N. que la Tonnelle, tout à fait à l'ex- 
trémité du bourg, vestiges du temple de 




Porte Bcucheresse, à Laval. 



a Fortune, sur l'emplacement duquel 
on trouve encore des fragments de co- 
lonnes et de marbres sculptés. 

Juvigné, 2,533 h., c de Chailland. 
m — > Etang. 

Laigné, 977 h., c. de Château- 
Gontier. 

Landivy, 1,931 h., ch.-l. de c, arr. 
de Mayenne. 
Larchamp, 1,856 h., c. d'Ernée. 



m — > Dans la futaie de Bressac, dolmen 
ruiné et cromlechs. 

Lassay, 2,490 h., ch.-l. de c, arr. 
de Mayenne, sur un petit affluent de la 
Mayenne, m — > Château (mon. hist.) du 
xiv" s , flanqué de 5 tours cylindriques ; 
les bâtiments d'habitation ont été rema- 
niés au xvi e s. — Ruines du château de 
Bois-Thibaut (xv e s.; tours rondes pitto- 
resques). — Château de Bois-Frou 




Château de Laval, 



48 



MAYENNE 



(xvi e s.) ; beaux détails de la Renaissance. 

Laubrières, 521 h., c. de Cossé-le- 
Vivien. 

Launay-Villiers, 465 h., c. de 

Loiron. 

Laval, V. de 29,853 h., ch.-l. du dé- 
part., d'arr. et de 2 cant., est bâtie à 
74 met. d'alt., en partie sur la pente 
d'un double coteau au pied duquel coule 
la Mayenne, et en partie dans la vallée 
qui s'étend sur la g. de cette rivière. 
C'est là que se trouve la nouvelle ville, 
percée de boulevards et d'une belle 
avenue qui conduit à la gare du chemin 
de fer. Du Pont-Neuf, on découvre une 
belle vue sur toute la ville. 

Cathédrale de la Trinité (mon. 
hist.) : croisée du commencement du 
xii 8 s. (sauf la voûte) surmontée d'un 
clocher roman; nef, sans bas-côtés, et 
croisillons bâtis vers 1180, avec de gran- 
des et belles voûtes à nervures du sys- 
tème angevin; 3 portails dont deux 
romans (le principal a été refait de nos 
jours) et le troisième de la Renaissance ; 
chœur irrégulier du xvi e s., de style ogi- 
val, avec clefs pendantes dans les voû- 
tes; tombeau avec statue (xiv e s.) d'un 
évêque de Rennes ; tombeaux des trois 
premiers évêques de Laval; grand 
retable (xvii 6 s.) orné de sculptures et 
de marbres polychromes; beaux vitraux 
modernes. — St-Vénérand (1495-1565) ; 
belles fenêtres flamboyantes; 2 grandes 
verrières du xvi e s.; jolie statue mo- 
derne de la Vierge. — N.-D. des Cor- 
deliers (xiv e et xv e s.) ; immense fenêtre 
flamboyante, 6 autels avec retables du 
xvii e s. — A 2 kil., dans l'église de 
Price (commenc. du xi* s.; chaînes de 
briques), 3 belles statues tombales du 
xm e s., sculptures en bois de la Re- 
naissance (la Passion), vieux tableaux 
sur l'arc triomphal de la voûte, calen- 
drier du xiii 6 s. — Église d'kvénières 
(V. ce mot). — Chapelle des Carméli- 
tes, imitée de la Sainte-Chapelle de 
Paris. — Palais épiscopal, achevé en 
1859. — Châteaux (mon. hist.) des 
comtes de Laval, contigus l'un à l'autre : 
le nouveau château, des xvi c et xvn° s., 
sert de palais de justice;l'ancien château, 
le plus intéressant, présente des parties 
de la Renaissance d'un style original 



mais incorrect, et des pa rties romane 
parmi lesquelles la chapelle seigneu- 
riale (xr s.) et le donjon cylindrique, 
extrêmement curieux par sa charpente 
du xir s., offrant le plus ancien exemple 
des ouvrages de bois en saillie appelés 
a hourds », qui ont précédé les mâchi- 
coulis de pierre. — Porte Beucheresse 
(xv e s.), reste, fort mutilé, des ancien- 
nes fortifications. — Maison du Grand- 
Veneur (mon. hist.) et autres maisons 
intéressantes des xv" et xvi e s. — Èalle 
aux toiles, élevée par le comte de la 
Trémoille, au xvin e s.; elle a été trans- 
formée en Galeries de l'industrie, où 
se tiennent les expositions industrielles, 
artistiques et agricoles. — Sur la place 
de la Mairie, statue en bronze d'Am- 
broise Paré % par David d'Angers. — 
Po?it-Neuf, remarquable par l'élégance 
de ses arches à cintres surbaissés, com- 
mencé en 1812, situé en amont et près 
du Pont-Yieux (xvi 6 s.). — Muséum 
riche en antiquités gallo-romaines 
(grande mosaïque provenant de Ju- 
blains); il contient : une remarquable 
série d'ossements de la période quater- 
naire, provenant de Louverné, de Sainte- 
Suzanne et de Saulges, et une collection 
d'archéologie préhistorique, comptant 
plus de 4,000 ohjets, parmi lesquels 100 
haches polies et différents types donnés 
par le roi de Danemark; des séries pa- 
léontologique, géologique et minéralo- 
gique et des spécimens de la faune et de 
la îlore du département. Il est installé, 
ainsi que la bibliothèque (25,000 vol.), 
dans un bâtiment construit depuis 1830 
sur l'emplacement de l'église du chapi- 
tre de Saint-Tugal. — L'hôtel de ville 
date de 1826,. — Préfecture, dans un an- 
cien couvent de Dominicains. — Théâ- 
tre. — Lycée dans un ancien couvent 
d'Ursulines. — Joli parc de la Périne, 
renfermant le musée de peinture (œu- 
vres de Ch. Landelle, Pils, Moreau de 
Tours, etc.) installé dans un petit pa- 
lais de style grec (à la façade, sculptu- 
res par Gardet, Lenoir et Allard). — 
Beau viaduc du chemin de fer (9 ar- 
ches de 12 mèt. d'ouverture, 180 mèt. 
de longueur et 28 mèt. au-dessus de la 
Mayenne). 
Lesbois, 502 h., c. de Gorron. 



DICTIONNAIRE DES COMMUNES. 



40 



Levaré, 668 h., c. de Gorron. m — > 
Ancien château entouré de fossés. 

Lignières-la-Doucelle , 1,620 h., 
c. de Conptrain 

Livet, 500 h , c. d'Évrou. 

Livré, 1,229 h., e. de Craon m — >• 
Église du xi e s. 

Loigné, 853 h., c. de Ghâtcau-Gon- 
tier. 

Loir on, 1,056 h , ch -1. de c., arr. de 
Laval, sur des collines d'où descendent 
des affluents de l'Oudon et du Vicoin. 

Longuefuye, 417 h., c. de Bierné 

Loup fougères, 1,005 h., c. de Vil— 
laines-la-Juhel. 

Louverné, 1,166 h., c. d'Argenlré. 

Louvigné, 403 h., c. d'Argenté. 

Madré, 1,012 h., c. de Conptrain. 

Maisoncelles, 440 h., e. de Meslay 

Marcilléla- Ville, 1,136 h., c. de 
Mayenne (Est). 

Marigné-Peuton, 660 II., c. de 
Chat eau-G on lier 

Martigné, 1.539 h., c. de Mayenne 
(Est). 

Mayenne, V. de 10,299 h., ch.-I. 
d'arr.. irrégulièrement bâtie sur le 
penchant de deux coteaux qui dominent 
la Mayenne, m — y Comme les deux 
autres villes principales du départe- 
ment, Laval et Ghâteau-Gontier, Mayenne 
est divisée par la rivière Mayenne en 
deux parties inégales, ville et faubourg 
Ici le faubourg est sur la rive g., près 
de la gare; la ville proprement dite es^ 
sur la rive dr. — Église Notre-Dame } 
fondée en 1110 mais reconstruite dans 
la seconde moitié du xirs. dans le style 
de transition; la ne! seule, avec des re- 
maniements des xm% xv e et xvn e s., re- 
monte en partie au moyen âge; le 
chœur, d'un style transitionnel plus 
orné, date du xix° s., ainsi que la 
crypte; bonnes peintures et bons vi- 
traux modernes — Saint-Martin, dans 
le faubourg, remonte, sauf les rema- 
niements, au xi c s., et son architecture 
est assez pauvre. — Château, en partie 
ruiné, des seigneurs de Mayenne; ce 
qui en reste est des xm c et xvi c s. — 
Hôtel de ville en partie du xvi° s. (pe- 
tit musée d'antiquités). — Séminaire et 
Hôtel-Dieu, dans d'anciens couvents de 
religieuses du xvn e s. — Jolie fontaine 



du xviii s. — Statue du caidinal de 
Cheverus, par David d'Angers (18 H), 
sur un piédestal orné de bas-reliefs par 
le môme sculpteur. 

Mée, 431 h., c. de Craon. 

Melleray, 406 h., c. de Lassay. 

Ménil, 1,189 h., c. de Ghâteau-Gon- 
tier. m — > Au bourg, restes d'un châ- 
teau convertis en habitations. — Châ- 
teau de la Rouvraye, des xv e et xvu e s. 
— beau château moderne de Magnannc, 
style de la Renaissance. 

Méral, 1,246 h., c. de Cossé-lo-Yi- 
vien. 

Meslay, 1,786 h , ch.-l. de c, arr. 
de Laval, sur une colline dominant un 
affluent de la Yaige. m — >■ Butte de 
Palisson, motte féodale. 

Mézangers, 772 li , c. d'Évron. 
tm — >■ Château du Rocher (mon. hist ), 
bâti vers 1520 dans lé style de la Re- 
naissance normande ; charmante ga- 
lerie. 

Montaudin, 1,505 h., c. de Landivy 

Montenay, 1,828 h., c. d'Ernée. 
>»» > ■ Pierre Saint-Guillaume (mon 
hist.), polissoir mégalithique. 

Monfflours, 545 h., c. d'Argentré. 

Montigné-le-Brillant, 858 h , c. 
de Laval (Est). m — > Ancien château du 
Verger. 

Montjean, 915 h., c. de Loiron. 

Montourtier, 824 h., c de Montsûrs. 

Montreuil, 575 h., c. du Horps. 

Montsûrs, 1,658 h , ch -1 de c, 
arr. de Laval, près du confluent de Ja 
Jouanne et des Deux-Évailles. m> — > 
Église romane moderne. — Sur un ma- 
melon isolé, haut de 150 mèt , 2 fours, 
reste d'un château où naquit André de 
Lohéac, compagnon de Jeanne d'Arc. 

Moulay, 422 h., c. de Mayenne (Est). 
m — > Restes de fortifications. 

Neau, 605 h., c. d'Évron. m — > 
Église du xn e s. 

Neuilly-le-Vendin, 915 h., c. de 
Coup train. 

Miafles, 416 h., c. de Craon. 

Niort, 1,111 h., c. de Lassay. 

Nuillé sur Ouelte, 544 h., c de 
Montsûrs. 

Nuillé-sur-Vicoin, 1,184 h., c. de 
Laval (Est), m — > Église en partie du 
xi° s. 



4 



50 



MAYENNE 



Oisseau, 2, 175 h., c. de Mayenne 
(Ouest). 

Olivet, 447 h., c. de Loiron m — >■ 
À Clermont, belle habitation moderne 
lormée des restes d'une abbaye de Cis- 
terciens, fondée en 1150 par un baron 
tle Laval; belle salle voûtée romane; 
église de la fin du xn° s. renfermant 
5 beaux tombeaux gothiques de la fa- 
mille de Laval. 

Orgères, 562 h., c. de Couplrain 
m — f Beaux rochers. 

Origné, 561 h., c. de Château-Gon- 
tier. 

Fallu (La), 453 h., c. de Couptrain. 
Parigné, 476 h., c. de Mayenne. 
(Ouest). 

^ Parné, 969 h , e. d'Àrgentré. m — > 
Eglise du xi° s ; tour du x[i e s. avec flè- 
che en pierre. 

Pas (Le), 1,595 h., c. d'Àmbrières. 
»» > Menhir de Sainte-Civière (mon. 
hist.). 

Pellerine (La), 376 h., c. d'Ernée. 
Peuton, 372 h., c. de Cossé-le-Vi- 
vieu 

Placé, 800 h., c. de Mayenne (Ouest). 

Pommerieux, 907 h , c. de Craon. 

Pontmain, 672 h., c. de Landivy. 
m — >■ Belle église mo lerne, but de pè- 
lerinage, érigée à la suite d'apparitions 
présumées de la Vierge en 1870. 

Poôté (La), 2,822 h., c. de Pré-en- 
Pail. 

Port-Brillet, 1,147 h., c. de Loiron. 

Poulay, 555 h., c du Horps. 

Pré-en-Pail, 5,044 li., ch.-l. de c., 
arr. de Mayenne, sur la Mayenne nais- 
sante, au pied de la forêt de Multonne 
e.t de la montagne des Àvaloirs. m — > 
Église du xi* s. — A 3 kil. S., vieille 
chapelle de Saint-Julien. 

Préaux, 300 h., c. de Grez-en- 
Bouère. 

Quelaines, 1,699 h., c. de Cossé-le- 
Vivien. 

Ravigny, 411 h., c. de Pré-en-Pail 
Renazé,5,549h., c. de Saint-Aignan- 
sur-Roë 

Rennes-en-Grenouilles, 342 h., 

c. de Lasîay 

Ribay (Le), 888 h., c. du Horps. 

Roë (La), 512 h., e de Saint-Ai- 
gnan-sur-Roë. m — > Ruines d'une ab- 



baye fondée à la fin du xi° s. par Robert 
d'Arbrissel pour des Augustins ; église 
(mon. hist.) avec beau portail roman, 
consacrée en 1156. 

Rouaudière (La), 628 h., c de 
Saint-Aignan-sur-Roë 

Ruil'.é-Froid-Fonds, 932 h , c de 
Grez-en-Bouère 

Ruillé le Gravelais, 645 h., c. de 
Loiron. 

Sacé, 471 h , c. de Mayenne (Est). 
Saint Aignan, 895 h , c. de Coup- 
train. 

Saint-Aignan-sur-Roë, 984 h , 

ch.-l. de c, arr. de Château-Gonticr, 
sur l'Oudon. 
Saint-Aubin-du-Désert, 838 h , c. 

de Villaines-la-Juhel. »» — > Sites pitto- 
resques. 

Saint-Aubin-Fosse Louvain, 805 

h., c de Gorron. 

Saint Baudelle, 739 h , c (Ouest) 
de Mayenne. 

Saint-Berthevin, 1,717 h , c. de 
Laval (Ouest), m — >- Rocher élevé, 
nommé la Chaire de saint Berthevin, 
du haut duquel, selon la tradition lo- 
cale, saint Berthevin prêcha la foi chré- 
tienne aux hab. de la contrée, au iv° s 

Saint-Berthevin-la-Tannière,939 
h., c. de Landivy. 

Saint-Brice, 750 h., c. de Grez-en- 
Bouère 

Saint Calais-du-Désert 951 h., c 

de Couptrain. 

St-Céneré, 728 h.,c de Montsûrs 

Saint- Charles, 540 h., c. de Grez- 
en-Bouère 

Saint-Ghristophe-du-Luat, 9(1 h., 
c. d'Évron. 

Saint-Cyr-en-Pail, 1,050 h., c. de 
Pré-en-Pail. 

Saint-Gyr-Ie-Gravelais, 615 h., c- 
de Loiron. 

Saint-Denis-d'Anjou, 2,159 h , c 
de Bierné. 

Saint-Denis-de-Gastines,2,885 h , 
c. d'Ernée. m — >■ Cromlech dit les 
Champs-Elysées. 

Saint Denis-du-IVIaine. 431 h., c. 
de Meslay 

Saint Ellier, 908 h., c. de Landivy 

Saint-Erblon, 251 h., c de Saint- 
Aignan-sur-Roë. 



DICTIONNAIRE 



DES COMMUNES. 



51 



Saint-Fort, 486 h., c. de Château- 
Gontier. 

Saint - Fraimbault - de - Prière s, 

1,059 h., c (Est) de Mayenne. 

Saint-Gault, 515 h., c. de Châteair 
Gontier. 

Sainte-Gemmes-le-Robert, 1,728 
h., c. d'Évron. 

Saint-Georges-Buttavent , 1,965 
h., c. de Mayenne (Ouest), m — > A Fon- 
taine-Daniel, restes (xm e et xvm e s.) 
d'une abbaye de Cisterciens, fondée en 
1204 par Juhel III, baron de Mayenne ; 
près de là, 2 fontaines du xin° s. 

Saint-Georges-le-Fléchard, 327 
h., c. de Meslay. 

Saint-Georges- sur-Erve, 1,079 h , 
c. d'Évron. m — >■ A 2 kil., sur le bord 
d'un étang traversé par l'Erve, château 
de Foulletourte, de 1570 à 1690. — 
Deux bons tableaux dans l'église 

Saint-Germain- d'Anxure, 521 h., 
c. de Mayenne (Ouest). 

Saint - Germain - de - Coulamer , 
1,157 h., c de Villaines-la-Juhel. 

Saint-Germain-le-Fouilloux, 835 
h., c. de Laval (Ouest). 

Saint-Germain-le-Guillaume,807 
h., c. de Chailland. 

Saint-Hilaïre-des-Landes, 1 ,308 
h., c. de Chailland. 

Saint-Isle, 119 h., c de Loiron. 

Saint-Jean-sur-Erve, 952 h., c. de 
Sainte-Suzanne. 

Saint- Jean-sur-Mayenne, 951 h., 
c. de Laval (Ouest). 

Saint- Julien-du-Terroux, 592 h , 
c. de Lassay. 

Saint-Laurent-des Mortiers , 466 
h., c. de Bierné. 

Saint-Léger, 505 h., c. de Sainte- 
Suzanne. 

Saint-Loup-du-Dorat, 105 h., c. de 
Grez-en-Bouère. 

Saint Loup du-Gast, 788 h., c. 
d'Ambrières. 

Sainte-Marie-du-Bois, 811 h., c. 
de Lassay. 

Saint-Mars-du-Désert, 669 h,, c. 
de Villaines-la-Juhel. 

Saint-Mars sur-Colmont, 1,199 h., 
c. de Gorron. 

Saint-Mars-sur-la-Futaie, 1.505 
h., c. de Landivy. 



Saint-IVEariin-de-Gonnée, 1,567 h., 
c. de Bais. 
Saint-IHartin-du-Limet, 681 h., c. 

de Craon. m — >■ Château de l'Ansau- 
dière (xvi e et xix° s.). 

Saint Michel-de-Feins. 507 h., c. 
de Bierné. 

Saint Michel la-Roë. 656 h., c. de 
Saint-Aignan-sur-Roë. 

Saint O uën des-Toi ts , 1,227 h., c. 
de Loiron. m — >» Au N.-O., Gloseric des 
Poiriers, berceau de la Chouannerie : 
c'est là que naquirent les quatre frères 
Cottereau, organisateurs de ce soulève- 
ment, et c'est aussi là qu'ils en préparè- 
rent l'exécution, en 1792. 

Saint Ouen-des-Vallons, 509 h , 
c. de Montsûrs m — > Château de Pi- 
chemer, des xv° et xv; s.; anciennes 
fresques. 

Saint-Pierre-des Landes , 1,901 
h., c. de Chailland. 

Saint-Pierre-ia-Cour, 1,177 h., c. 
de Loiron. 

Saint Pierre sur-Erve , 550 h., c. 
de Sainte-Suzanne. 

Saint-Pierre-sur-Orthe, 1,716 h., 
c. de Bais 

Saint-Poix, 544 h , c. de Cossé-le- 
Vi vien. 

Saint-Quentin, 807 h., c. de Craon 
m — > Château de Morder-Crolles, l'un 
des plus intéressants de l'Anjou, bâti au 
commencement du règne de Louis XII, 
par Pierre de Rohan, maréchal de Gié ; 
grosses tours; fenêtres richement or- 
nées; élégante chapelle, en ruines. 

St-Samson, 760h., c dcPré-en-Pail, 

Saint-Saturnin, 789 h., c. de Saint- 
Aignan-sur-Roë. 

Saint- Sulpice, 558 h , c. de Chà- 
teau-Gontier. 

Sainte-Suzanne, 1,418 h., ch,-l. de 
c , arr. de Laval, au sommet d'un ma- 
melon isolé dominant la rive droite de 
l'Erve. 3* — > Anciens remparts (mon. 
hist.) des xn% xm e et xv e s ; ces rem- 
parts se relient à un château reconstruit 
sous Louis XIII mais ayant conservé un 
grand donjon rectangulaire roman, du 
xii" s., haut de 40 m. — A 2 kil. IN.-E , 
dolmen des Érves (mon. hist ); dans le 
voisinage, autres dolmens, moins consi- 
dérables. 



52 



MAIlEME. 



Saint- Thomas-de Courceriers, 

748 h , c. de Bais. 

Saulg-es, 694 h , c. de Meslay. m — > 
Eglise : fort beau tableau de l'école ita- 
lienne, témérairement attribué au Ti- 
tien; dans une cbapellc de 1401, grand 
bas-relief votif de l'époque. — 2 an- 
ciennes chapelles dédiées à saint Cé- 
neré. — Dans la vallée de l'Erve, grottes 
célèbres, qui furent évidemment une 
station des hommes de l'époque du 
grand ours des cavernes, du renne, du 
rhinocéros tichorhinus et autres espèces 
disparues. Ensuite les différentes géné- 
rations gauloises, romaines, du moyen 
âge, s'y succédèrent, comme le prou- 
vent les vestiges qu'on y a découverts : 
os taillés, silex travaillés, couteaux, ha- 
ches, racloirs, grattoirs, etc. 

Selle-Craonnaise (La), 1,256 h., 
e. de Graon. m — > Église du xvr 3 s. — 
Château de la même époque. 

Senonnes, 584 h , c. de Saint-Ai- 
gnan-sur-Roë. 

Simplé, 426 h., c. de Cossé-le-Yi- 
vien. 

Soucé, 448 h , c. d'Ambrièrcs. 
Soulg-é-le-Bruant, 659 h., c. de 

Montsûrs. 



Thorigné, 51 J h , c. de Sainte- 
Suzanne, m — >• Dolmens gigantesques. 
— Ruines d'un château imposantes. 

Thubœuf, 802 h., c. de Lassay. 

Torcé, 1,010 h , c. de Sainte- 
Suzanne m — > Château de Bouillé. 

Trans, 775 h., c. de Bais. 

Vaiges, 1,417 h., c. de Sainte-Su- 
zanne. 

Vaucé, 251 h., c. d'Ambrières 

Vautorte. 1,219 h , c d'Ernée. 

Vieuvy, 566 h., c. de Gorron. 

Villaines la Juhel, 2,585 h., oh L 
de c, arr. de Mayenne, sur un affluent 
du Merdereau. 

Villepail, 746 h., c. de "Villaines- 
la-Juhcl. 

Villiers-Charlemagne, 1,211 h , 
c. de Grez-en-Bouère. 

Vimarcé, 810 h., c. d'Évron. m — > 
A Courtaliéru, au sommet d'un mame- 
lon en pain de sucre (belle vue), ruines 
d'une forteresse d'origine inconnue 
(vieux pan de mur). 

Viviers, 1,015 h., c. de Sainte-Su- 
zanne. 

Voutré, 1,568 h , c. d'Évron m — > 
Grotte où ont été découverts des osse- 
ments el des objets préhistoriques. 



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